François Pirette pousse un coup de gueule, Georges-Louis Bouchez lui répond: "Le vent a tourné et les girouettes avec lui"

Trop c'est trop pour l'humoriste.

François Pirette pousse un coup de gueule, Georges-Louis Bouchez lui répond: "Le vent a tourné et les girouettes avec lui"
©Belga
La Rédaction

Depuis l'annonce par le Comité de concertation de la fermeture du secteur de la culture, les réactions se font nombreuses. Cette décision, qui a pour but de limiter la propagation du coronavirus, n'était attendue par personne, encore moins par les experts. Dés lors, une véritable résistance s'est mise en place. De nombreux cinémas, comme le quai 10 à Charleroi ou le Palace à Bruxelles, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils resteraient ouverts, pointant du doigt le fait que les salles sont des lieux sûrs présentant un risque mineur de contagion.

C'est dans ce contexte que François Pirette a décidé de prendre la parole. Sur Facebook, l'humoriste belge a poussé un véritable coups de gueule. "Que le spectacle (re)commence", débute-t-il.

"Ce qui me pousse à vous écrire ici, c'est le malaise grandissant que je ressens à l'égard d'un exécutif qui, manifestement, ne connaît rien des réalités des métiers du spectacle et des difficultés insoupçonnées auxquelles ils font face avec courage, stoïcisme et détermination depuis bientôt deux ans", poursuit-il. L'humoriste demande dés lors au gouvernement de prendre conscience de la réalité du monde culturel et de tous ses métiers, une nouvelle fois touchés par de sévères restrictions.

"Et la vague promesse d'une réunion en janvier pour évaluer les possibles modalités d'un hypothétique plan d'aide ne suffira pas à calmer les colères, les inquiétudes, les incertitudes et les incompréhensions qui restent les combustibles les plus inflammables de tous les populismes du moment qui n'avaient pas besoin de ça (...) On a trop souvent la très désagréable impression que, si le spectacle reste un loisir pour ceux qui le consomment, c'en est donc un aussi pour celles et ceux dont c'est le travail et donc le gagne-pain", peut-on notamment lire dans la suite de son message.

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus. De fait, le politicien Georges-Louis Bouchez a tenu à répondre à l'humoriste.

"Tiens, il me semblait que critiquer les mesures du Codeco était réservé aux populistes de Sarma. Je ne conteste pas le fond de votre message mais le fait que quand des gens se révoltent face à des inepties, ce serait peut être mieux d'écouter et d'analyser le fond du message avant d'insulter ou d'avoir des jugements lapidaires…", débute-il avant de poursuivre. "Si pas, dans notre région, on dit toujours qu'El bac i s'ortorne toudi su l' pourcheau. Encore une fois, mon désaccord n'est pas sur le fond mais ces attitudes changeantes selon le vent me revolent. J'ai donné mes convictions à une époque où il était de bon ton d'être dans la ligne. Mais aujourd'hui, le vent a tourné et les girouettes avec lui".