"Garcimore est mort" : trois petits tours… qui restent là

À la Raffinerie, dans le cadre du festival UP, une friandise de Gaël Santisteva.

"Garcimore est mort" : trois petits tours… qui restent là

À la lisière de la performance, de la danse et du cirque, Gaël Santisteva signe avec Garcimore est mort une pièce hybride dont la cocasserie mêlée de profondeur aborde en douceur d'importantes et insondables questions.

S’il ne sera que fugacement question du prestidigitateur star du PAF dans les années 80, l’illusion, elle, s’invite sur le plateau, comme la politesse du désespoir. L’humour dans son sillage, ô combien. Et la décroissance : cet impératif peu engageant, que la petite troupe nous propose d’apprivoiser.

Avec ses comparses Ondine Cloez et Jani Nuutinen - plus un ou une invitée surprise, en alternance : Sophia Rodriguez et Micha Goldberg - Gaël Santisteva signe une "fiction ambiguë" où les artifices tantôt épousent le réel, tantôt l’escamotent, où la spontanéité s’immisce dans la précision de l’écriture. Où le temps s’étire et les voix se distordent.

Perruques et paillettes, skate et charentaises, rideau automatisé et claquettes, chansons et prouesses, hypnose et confidences : Garcimore est mort fait de trois petits tours de magie la matière d'un dérisoire qui dure. Une friandise croustillante dont on n'oubliera pas la saveur de sitôt.

Bruxelles, Festival UP, jusqu’au 27 mars. Infos, rés., programme complet : www.upupup.be/festival/

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