Prix Maeterlinck de la critique : Covid, cogitations et conséquences. Voici les nominations pour 2022

Après une édition virtuelle en 2020 et une éclipse en 2021, les prix seront remis le 31 octobre aux Martyrs.

La comédienne Jacqueline Bir lauréate du prix Bernadette Abraté. Ici dans “La Dame à la camionnette”, mise en scène par Alain Leempoel.
La comédienne Jacqueline Bir lauréate du prix Bernadette Abraté. Ici dans “La Dame à la camionnette”, mise en scène par Alain Leempoel. ©Mireille Roobaert

Ayant subi de plein fouet les vagues successives du Covid et leur cortège de mesures sanitaires, les arts de la scène – à l’instar du secteur culturel dans son ensemble – ont sans cesse cherché à s’adapter à la situation et à maintenir le lien avec leur public.

Après une année 2020 marquée par une cérémonie virtuelle (relayée par la plateforme Auvio de la RTBF et la page Facebook des prix), suivie d'une éclipse décidée pour 2021, les membres du jury des prix Maeterlinck de la critique scène ont opté pour une édition 2022 qui prenne en compte les deux saisons écoulées – dont une "incomplète" – pour en épingler les pépites et réunir enfin à nouveau toutes les familles et tous les métiers de la scène lors d'une cérémonie à l'automne, qu'accueillera le 31 octobre le Théâtre des Martyrs.

70 ans de prix de la critique: histoire et avenir

Nés en 1952 de la volonté de quelques journalistes qu'animait la passion du théâtre, les prix – diversement nommés au fil du temps: des Èves du Théâtre au prix Tenue de Ville, des prix du Théâtre aux prix de la Critique et, depuis 2018, aux prix Maeterlinck assortis d'une statuette signée François Schuiten – célèbrent donc cette année leurs 70 ans.

Une longue histoire de célébration des scènes qui n’omet ni le réel ni ses évolutions. Ainsi le jury a-t-il pris le parti, dès cette nouvelle édition, de dégenrer les deux seules catégories qui l’étaient encore binairement, au profit d’une ouverture à tous les genres sous l’appellation de "meilleure interprétation" et "meilleur espoir".

3 nominations par catégorie

Spectacle – Éloge de l'altérité d'Isabelle Pousseur (Océan Nord) – George de Molière, d'après Molière, m.e.s. Ludovic Barth et Mathylde Demarez (Clinic Orgasm Society/Varia) – Iphigénie à Splot de Gary Owen, m.e.s. Georges Lini (Belle de Nuit/Poche).

Mise en scène – Mademoiselle Agnès, de Rebekka Kricheldorf, m.e.s. Philippe Sireuil (La Servante/Martyrs) – Qui a peur, de Tom Lanoye, m.e.s. Aurore Fattier (Solarium asbl/Varia) – Les Yeux rouges, d'après le roman de Myriam Leroy, m.e.s. Véronique Dumont (Poche).

Spectacle d'humour/Comédie – Birthday, de Joe Penhall, m.es. Julie-Anne Roth (Poche) – Kill Fiction, de David Nobrega (TTO) – Zaï Zaï, du Collectif Mensuel et Nicolas Ancion d'après Fabcaro (Théâtre de Liège).

Spectacle de danse – Les Autres, d'Anton Lachky (CCJF) – Simple , d'Ayelen Parolin (Charleroi danse) – Une tentative presque comme une autre, de Clément et Guillaume Papachristou (Marni).

Spectacle de cirque – À deux mètres, de Jesse Huygh et Rocio Garrote – Le Chat de Schrödinger, d'Aurélien Oudot & Mikael Bres – Tout/rien, d'Alexis Rouvre.

Spectacle jeune public – C'est ta vie, de la Cie 3637 – Mike, de Colin Jalet et Sophie Leso – Norman c'est comme normal à une lettre près, de Clément Thirion et Marie Henry.

Seul en scène – À cheval sur le dos des oiseaux, de Céline Delbecq, avec Véronique Dumont (Cie de La Bête Noire/Rideau) – Dressing Room, de François Emmanuel, m.e.s. Guillemette Laurent, avec Marie Bos (Varia) – Girls and Boys, de Dennis Kelly, m.e.s. Jean-Baptiste Delcourt, avec France Bastoen (La Servante/Martyrs).

Découverte – Appellation sauvage contrôlée, de et par Hélène Collin, m.e.s. Valérie Cordy (Rideau) – A-vide, d'Aurélien Dony (L'Absolu Théâtre/Boson) – The Visit, de Mbalou Arnould et Blanche Tirtiaux (Cie de la Pigeonnière/Riches-Claires).

Interprétation – France Bastoen (Mademoiselle Agnès ; Girls and Boys) – Gwendoline Gauthier (Iphigénie à Splot) – Clément Thirion (George de Molière ; Stanley : small choice in rotten apples).

Espoir – Leila Chaarani (Charlotte ; Phèdre(s); Qui a peur) – Khadim Fall (Qui a peur) – Chloé Larrère (Ce baiser soufflé sera pour toi ; Saule, pieds nus dans les aiguilles ; À ce qui manque ).

Auteur/autrice – Céline Delbecq (À cheval sur le dos des oiseaux) – François Emmanuel (Dressing Room) – Collectif Greta Koetz (Le Jardin).

Scénographie – Intérieur, de Maurice Maeterlinck, m.e.s. Héloïse Jadoul, scénographie Bertrand Nodet (Balsamine) – Mademoiselle Agnès, de Rebekka Kricheldorf, m.e.s. Philippe Sireuil, scénographie Vincent Lemaire (Martyrs) – Marche Salope, de et par Céline Chariot, m.e.s. Céline Chariot et Jean-Baptiste Szézot (Festival de Liège).

Réalisation artistique et technique – Loco, de Natacha Belova et Tita Iacobelli (Théâtre national) – Le Songe d'une nuit d'été, d'après Shakespeare, m.e.s. Jean-Michel d'Hoop (Cie Point Zéro/Poche) – Stanley : small choice in rotten apples, de Simon Thomas (La Horde furtive/Mars/Atelier 210).

Prix Bernadette Abraté – Jacqueline Bir.