Nuits et jours d’Édimbourg

Le visage festivalier de la ville universitaire, mais aussi touristique, vu par un étudiant belge qui, établi là depuis quatre ans, y passe cette année l'été pour la première fois.

Quand le soir d'août tombe sur Édimbourg, les rues restent bouillonnantes d'animation.
Quand le soir d'août tombe sur Édimbourg, les rues restent bouillonnantes d'animation. ©M.Ba.

Spectaculaire et touristique, Édimbourg attire du monde "de mai à septembre, en gros à l'heure d'été. L'hiver, la nuit tombe à 15h30, il fait froid, la ville sommeille", résume Vonk Vandervonk (nom d'emprunt), 22 ans. Établi en Écosse depuis septembre 2018, l'étudiant belge y passe cependant son premier été.

De retour dans sa cité d'adoption cette année dès la fin juin pour un stage, Vonk a vu la ville universitaire – logiquement désertée par sa population étudiante – se transformer quasiment à vue d'œil : "les structures s'installer, les chapiteaux se monter du jour au lendemain". Très vite, la ville s'est remplie à nouveau, différemment, observe-t-il. "Il y a un festival de jazz juste avant ; j'ai entrevu l'effervescence. Mais rien de comparable à la foule que draine le Fringe !"

Corollaires : économie boostée, constellation de petits jobs saisonniers, et prix stratosphériques (se loger in extremis à Édimbourg en août relève du fantasme – ou de la très grande fortune). "Le festival représente une source de revenus incroyable. Il y a plein de gens à nourrir partout, tout le temps. Mon coiffeur, par exemple, redoute cette affluence, mais l'adore à la fois", sourit notre interlocuteur.

En outre, Covid et Brexit ont eu un effet certain sur le coût de la vie en Écosse, a fortiori pour un étudiant européen. Dont l'intégration aux us locaux aura monté d'un cran cet été. "J'ai l'impression que la ville est faite pour ça... Tous ces espaces vides que je vois le reste de l'année soudain prennent vie et sens."

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