Scènes Festival capital, il est lieu d’habitudes où l’on espère rencontrer l’inouï. Mais aussi une expérience neuve à laquelle chacun réagit à sa manière. Quant à Faustin Linyekula, il revient dans "Histoire(s) du théâtre II" à la source de ce qui deviendrait son art.

Si pour certains habitués, professionnels ou non, Avignon en juillet fait office de centre du monde - on s’y donne rendez-vous, on tâte le pouls de la création, on engrange de la matière, on échafaude des plans, on tire des bilans, on y scrute les tendances, on y danse, on y danse, pour d’autres c’est une destination de villégiature, un lieu de passage, un commode point nodal d’où visiter la généreuse Provence.

C’est aussi une expérience. Anne nous raconte la sienne. Enseignante, traductrice littéraire, la Bruxelloise fréquente avec intérêt les théâtres dans sa ville et aux alentours, et tentait cette année pour la première fois une brève immersion dans la fournaise avignonnaise de juillet. En vacances plus au sud encore, elle s’offre une excursion de 24 heures dans la cité des papes. "Une initiation, un premier pas. Une espèce d’apéritif."

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