Scènes

Vrai, en théâtre de rue, l’ère n’est plus aux cracheurs de feu ni aux porteurs de poids et haltères. La gouaille est toujours de la partie mais une certaine poésie, brute et décalée, a surgi des pavés. De là à imaginer qu’une gente damoiselle prendrait les rênes de Chassepierre, il est des tréteaux que l’on n’aurait osé franchir. Et pourtant…

Avec ses lunettes en papillon, sa robe à pois noire et blanche et son imperméable coordonné, Charlotte Charles-Heep, un nom qui résonne déjà comme un entresort, s’apprête à diriger d’une main de fer dans un gant de velours ce festival international de théâtre de rue qui, depuis quarante-et-un ans, fait les beaux jours du village gaumais.

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