À vos agendas ! Un nouveau rendez-vous culturel se glisse dans le calendrier estival 2020 : le festival Il est temps d’en rire !, du 10 juillet au 5 septembre, au Lac de Genval. Au menu ? De l’improvisation et des plateaux d’humoristes.

Il est temps d’en rire !…, un titre qui veut dire beaucoup en cette période de déconfinement progressif. Alors que la pandémie de coronavirus a mis la Culture à l’arrêt pendant de longues semaines, “l’idée de ce festival est de pouvoir, assez vite, recréer de l’humain, des contacts sociaux – et surtout pas devant nos écrans”, explique Thibaut Nève, auteur, comédien et metteur en scène, à l’initiative du festival avec l’humoriste David Hellebrandt alias Dave Parcoeur. Par ailleurs, “en ce qui concerne le domaine de l’humour, que ce soit l’improvisation ou le stand-up, on ne va certainement pas rire des mêmes choses et de la même manière post-covid, c’est-à-dire que l’humour va devoir absorber le choc”. Et de compléter : “Contrairement au théâtre où ce sont des circuits très longs – il faut souvent 2,5 ans à 3 ans pour monter un spectacle –, l’humour est un circuit court. Il y a un travail d’écriture et de préparation, individuel pour le stand -up, et une immédiateté sur le propos. C’est fascinant parce que ça permet d’être assez vite en interaction, de réagir avec ce que les gens ont la sensation d’avoir vécu et surtout ce dont ils ont besoin, à savoir se retrouver et rire de cette situation pour mieux la digérer”.

Au-delà du fond, l’humour se révèle également “assez intéressant” sur la forme, son modèle économique. “De façon très pragmatique, comme les frais de création sont limités, ça crée tout de suite de l’emploi et des cachets d’artistes, reprend Thibaut Nève. En effet, il ne faut ni grands costumes ni grands décors. Dans une production normale, cela peut absorber plus de 50 % des coûts. Donc, souvent, ce ne sont pas des salaires, mais des frais. Ici, c’est l’inverse”. Le raisonnement ? “Il existe dans l’humour des machines médiatiques, des artistes qui de par leur notoriété peuvent remplir plus facilement des salles. On a donc proposé à ces humoristes de jouer pour presque dix fois moins que le cachet prévu. Mais, dans un principe d’économie solidaire, on va remettre au travail une trentaine d’artistes. Et ce n’est que le covid qui permet cela parce que ce sont de nouveaux chemins de solidarité qui, je pense, avant le covid, n’étaient pas possibles à une si grande échelle.”

200 sièges et transats

Concrètement, Il est temps d’en rire ! se décline en deux temps. Dès ce 10 juillet, tous les vendredis soirs, Thierry Decoster, comédien, réalisateur et animateur, réunira quelques complices (Odile Matthieu, Christelle Delbrouck, Thomas Demarez,… et les musiciens Grégoire Dune et Denis Vernimmen) pour son spectacle d’impro Motamo. Le concept ? Cinq comédiens laissent libre cours à leur imagination au gré de thèmes suggérés par le public. Ils peuvent décider de monter seul ou à plusieurs sur scène et déterminent eux-mêmes la durée de l’impro.

Les samedis soirs seront, eux, consacrés à des plateaux d’humoristes, dont la distribution changera chaque weekend. Le mot de la fin sera assuré par une tête d’affiche pour un show de trente minutes. On retrouvera ainsi Alex Vizorek, Cécile Djunga, Freddy Tougaux, Zidani, Manon Lepomme, Farah, Sum, etc.

Afin de respecter les recommandations de distanciation physique, le festival prendra ses quartiers en plein air au Lac de Genval, “un vrai petit théâtre de verdure”, décrit Thibaut Nève. Dès 19 h, “les spectateurs seront installés (il y a 200 sièges et transats, NdlR) au fur et à mesure de leur arrivée par bulles (jusqu’à des bulles de dix)”. Et si la météo devait se montrer capricieuse, “le spectacle se jouera à l’intérieur de l’hôtel Martin’s, qui est juste à côté du site”.

Programme complet et rés. sur www.ilesttempsdenrire.be. Tarif plein : 20 euros