Avec le resserrement des normes sanitaires décidées le 27 juillet dernier, l'institution s'attend à enregistrer cette saison une perte d'un million d'euros sur ses recettes de billetterie, lesquelles se chiffrent en temps normal à 1,4 million d'euros.

Face à de telles perspectives, tous les spectacles de la saison ne pourront être maintenus, ce qui va contraindre la direction du Public à réduire l'emploi artistique, technique et administratif de 80% pour éviter de devoir déposer le bilan.

Selon ses calculs, cette mise au chômage va engendrer pour les caisses de l'Etat un coût (en dépenses de chômage) ainsi que de non-rentrées (cotisations patronales et sociales non versées) de l'ordre de 1,5 million d'euros pour la saison.

Pour ne pas grever inutilement les fonds publics, la direction du Public estime qu'il serait dès lors préférable que la Fédération Wallonie-Bruxelles lui verse le million d'euros manquant sur ses recettes de billetterie, ce qui lui permettrait de conserver tout son personnel et à l'Etat (fédéral) de garder son 1,5 million d'euros.

"Nous sommes parfaitement conscients que, d'un côté, il s'agit de demander une aide à la FWB dont nous dépendons, et de l'autre c'est générer une économie au Fédéral. Mais parfois ne faut-il pas, pour sauver les personnes les plus fragiles et faire des économies, faire preuve de bon sens et aller au-delà de ces logiques? ", interrogent les patrons du Public, Patricia Ide et Michel Kacenelenbogen.

Pour mémoire, suite aux décisions du CNS du 27 juillet dernier, seules 100 personnes sont actuellement autorisées à assister à des événements à l'intérieur, avec port du masque obligatoire.

Selon la direction du Public, si la FWB mobilisait 4,5 millions d'euros, cela permettrait à l'ensemble des théâtres de Wallonie et de Bruxelles de pouvoir payer (et conserver) leur personnel toute la saison à venir.