Scènes

“Architecture” de Pascal Rambert a ouvert jeudi soir le Festival d’Avignon. Le In totalise 43 spectacles. Le Off 1 592 (!), dont nombre de belges.

"Sans jeunesse point d’espoir, sans espoir point de jeunesse". C’est fort de cette conviction qu’Alain Cofino Gomez, directeur des Doms, a élaboré la programmation du Off dans ce "Pôle sud de la création en Belgique francophone" dont l’affiche, cette année, relève du bestiaire avec pour slogan "Tous singuliers".

Fidèle aux fondamentaux – équilibrer genres et esthétiques –, le théâtre sis au pied du rocher des Doms propose, dans un geste fort, 10 spectacles (6 dans sa salle, 4 chez ses partenaires danse, musique et cirque) dont 5 destinés au jeune public et 4 premiers spectacles de compagnies nouvelles. Si aux Doms la journée s’ouvre sur Crâne, puissant récit clinique et métaphysique de Patrick Declerck mis en scène par Antoine Laubin, la suite ne manque pas d’interpeller.

Suzette Project parle d’enfance, d’homoparentalité, de "tous les possibles de l’amour parental". Grou s’inscrit dans l’esprit de l’Odyssée par un théâtre truffé d’astuces et de détournements. Utopie et communauté habitent Des caravelles et des batailles. La transgression gronde dans On est sauvage comme on peut. Le slam fait vibrer Brel autour du Grand Feu. Hors-les-Doms, la liberté de l’enfance palpite dans 10:10 par la compagnie Nyash ; tandis que La Vrille du chat se déploie en cartoon acrobatique.

© D.R.

Non peut-être ! Sous ce titre noir jaune rouge, Wallonie Bruxelles Théâtre Danse publie un copieux répertoire de "L’été 2019 à Avignon avec les artistes de Wallonie-Bruxelles". Car oui, les Belges sont partout dans la cité des papes. Notamment au Théâtre Épiscène, ouvert l’an dernier, et qui propose à nouveau une programmation éclectique où se côtoient humour, classiques, théâtre documentaire et même concerts, dans une atmosphère bon-enfant.

Nombreux sont les lieux du Off où essaime la créativité des artistes belges, du one woman show d’une Manon Lepomme à la performance immersive d’un Eric Arnal-Burtschy, en passant par les univers ludiques de la Maison Éphémère.

Parmi ces lieux, la Manufacture ouvre traditionnellement ses espaces aux créateurs estampillés Wallonie-Bruxelles. C’est le cas cette année de Myriam Saduis avec Final Cut , de la Cie Mossoux-Bonté avec Histoire de l’imposture, ou encore de Grégory Carnoli et Hervé Guerrisi traitant de la migration par le biais chacun de leur histoire familiale dans L.U.C.A.