Scènes La mise en scène de Stéphane Braunschweig suit la lettre et l’inscrit dans notre temps. Une relecture efficace à découvrir à Liège.

Orpheline, la jeune Agnès a été "mise de côté" dès l’enfance par son tuteur Arnolphe, tôt résolu d’en faire sa femme, pour autant que celle-ci échappe aux influences et travers qui corrompent ses semblables.

De 1662, date de son éclosion, au XXIe siècle, L’École des femmes continue, semble-t-il, de poser les bonnes questions. Celles qui font mal, voire celles qui fâchent. Celles qui bien sûr font surgir le rire au détour d’une saillie, au revers d’un excès. Car c’est bien ici encore, et comme toujours chez Molière, d’excès et d’extrêmes qu’il s’agit. Avec aujourd’hui - alors que la vague #MeToo a déferlé sur le monde - une onde d’échos supplémentaire.

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