Dès le premier jour de la pandémie du Covid-19 au Canada, Le Cirque du Soleil a dû annuler toutes les représentations de son nouveau spectacle, Sous un même ciel. Ainsi que celles des 44 spectacles produits dans le monde entier, de Las Vegas à Hangzhou, de Lyon à Moscou, de Tel-Aviv à Melbourne.

Une mesure qui a entraîné une première vague de licenciements, début mars, suivie, trois semaines plus tard, du licenciement temporaire de 95 % de son personnel. Ce sont donc, en tout, 4679 employés qui perdaient leur emploi, jusqu’à nouvel ordre, dans le groupe.

Fin mars, Reuters dévoile que l’entreprise "étudie plusieurs options pour restructurer son endettement, et n’exclut pas d’être contrainte de se placer en faillite".

Aujourd’hui, c’est Le Monde qui se penche au chevet de l’entreprise québécoise, dont la grande fragilité financière a été révélée par la crise du coronavirus. "Depuis la vente, en 2015, par Guy Laliberté de l’essentiel de ses parts au fonds texan TPG Capital (60%), au chinois Fosun Capital Group (20%) et à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui passe de 10% à 20% des parts, le cirque traîne une dette estimée à 900 millions de dollars américains (832 millions d’euros)" écrit le quotidien du Soir. Et il se pourrait qu’il ne puisse pas rembourser. Car l’arrêt des ventes de billets, dont le cirque tire l’essentiel de ses ressources, le prive, l'empêche d’honorer sa dette et ses intérêts.