Alors qu’au National s’ouvre la période du passage de relais entre Fabrice Murgia et Pierre Thys, le metteur en scène a été sollicité – avec sa Compagnie Artara –, par Bruxelles Laïque et le Festival des Libertés, pour développer le projet artistique de l’ancien cinéma Variétés. À savoir la création d’un Laboratoire d'expressions citoyennes et culturelles.

Sis rue de Malines, entre le boulevard Adolphe Max et le boulevard Jacqmain – à deux pas donc du National –, le bâtiment sera transformé par l’association momentanée des bureaux OUEST architecture (Bruxelles) et Flores y Prat (Barcelone). À terme, l’ensemble comprendra une grande salle (de 500 places assises à 1000 places en dispositif assis-debout), une petite salle (200 à 400 places), un Forum et, of course, un café pour refaire le monde, ajoute le futur ex-directeur du TN voisin.

Destiné à exprimer l’attachement aux Libertés, inspiré des principes de la médiation culturelle, ce projet est pensé comme un atelier, un laboratoire d’utilité publique situé au carrefour des préoccupations sociales et des nécessités d’innovations en matière de développement des Libertés et de l’engagement citoyen. Ce sera un lieu ouvert, une agora ludique, un espace pour toutes et tous.

C’est ainsi en s’appuyant sur l’expérience du Festival des Libertés et sur l’expertise et les réseaux de Bruxelles Laïque que Fabrice Murgia entend, par ce projet neuf, forcer les publics et décideurs à se positionner face aux conditions d’exercice des droits et libertés dans nos sociétés contemporaines. Un projet dont il résume et ouvre la teneur en une série d’actions clef: dénoncer – affirmer – exprimer – oser – nuancer – créer – expérimenter – décloisonner – combiner – mutualiser – diffuser.

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