Une vingtaine d’associations, francophones et néerlandophones, de défense des artistes, dont la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), la CCTA (Chambre des Compagnies de Théâtre adulte), la CTEJ (Chambre des théâtres pour l’enfance et la jeunesse) ou encore Aires libres (Fédération des Arts de la Rue, des Arts du Cirque et des Arts Forains) viennent d’envoyer une lettre à la Première ministre, Sophie Wilmès, pour demander un positionnement urgent du Gouvernement fédéral sur le bénéfice du chômage pour force majeure pour les travailleurs intermittents du secteur artistique.

« Dès le début de la crise sanitaire et l’interdiction des rassemblements, nous avons alerté, par de nombreux courriers, la Ministre de l’emploi Muylle sur la situation particulièrement difficile à laquelle les travailleurs intermittents du secteur artistique doivent faire face. Nous lui avons demandé d’accorder le bénéfice du chômage temporaire pour force majeure aux travailleurs intermittents de notre secteur. En effet, cette mesure exceptionnelle est accordée à tous les travailleurs salariés travaillant pour des employeurs qui cotisent à la sécurité sociale belge. Le principe d’égalité devant la loi plaide pour que tout travailleur salarié puisse bénéficier de cette mesure et aucun argument ne justifie qu’elle ne soit pas d’application pour les travailleurs intermittents. », peut-on y lire. Et de préciser, entre autres, que certains intermittents n’ont plus aucun revenu depuis le 13 mars dernier.

« Nous rappelons que le chômage temporaire pour force majeure est une mesure générale qui doit s’appliquer sans distinction à tous les travailleurs salariés pour les périodes pendant lesquelles ils étaient sous contrat de travail. Ni la nature du contrat (CDD, CDI, CDD de courte durée), ni la situation sociale des travailleurs ne justifie une application différenciée de cette mesure ». ajoutent les signataires qui attendent cette fois une réponse.