Scènes

Une nouvelle catégorie, 45 nominations et la complicité de la RTBF/Auvio. Rendez-vous le 23 septembre pour découvrir les lauréats.

Depuis 1952, ils ont changé plusieurs fois de nom mais célèbrent obstinément le meilleur d’une saison sur nos scènes. Au fil des ans, ils se sont élargis aux métiers de l’ombre, à la danse, au jeune public, au cirque, et compteront dorénavant une catégorie "humour/comédie".

L’année dernière, les Prix de la critique se dotaient d’un trophée conçu par l’artiste bruxellois François Schuiten. La statuette sera à nouveau remise aux lauréats de la saison 2018-2019, lors de la cérémonie qui se tiendra le lundi 23 septembre au Théâtre national. La soirée, mise en scène par Fabrice Murgia, sera retransmise intégralement et en direct par la RTBF via sa plate-forme en ligne Auvio, où elle restera ensuite accessible en différé.

Une première pour l’événement qui, par ailleurs – en accord avec les ayants droit de Maurice Maeterlinck (1862-1949) – se pare d’une dénomination neuve.

Le rayonnement de Maeterlinck

Ne dites plus les Prix de la critique théâtre danse cirque mais les Prix Maeterlinck de la critique scène. L’asbl a choisi de renommer ses récompenses en hommage à l’écrivain et dramaturge belge, né à Gand, d’expression française, prix Nobel 1911 et qui a marqué de son symbolisme un large pan du théâtre belge, francophone et international.

Septante ans après la mort de Maurice Maeterlinck, son œuvre continue d’inspirer les créateurs d’aujourd’hui et de rayonner. Ainsi le Festival d’Avignon verra-t-il éclore, dès le 5 juillet, une nouvelle version de Pelléas et Mélisande par la metteuse en scène Julie Duclos. En septembre prochain sera créé à la Monnaie l’opéra Le Silence des ombres, d’après La Mort de Tintagiles, pièce écrite par Maeterlinck en 1894.

Ce nouveau nom à l’ample résonance confère un surcroît d’écho au rôle que se sont donné les Prix : promouvoir et faire voir les arts de la scène.

Une saison, 45 nominations

Trois favoris dans chacune des quinze catégories : voilà le résultat de la première délibération du jury – composé de critiques spécialisés en arts de la scène. Avant le grand débat qui les départagera et la cérémonie qui couronnera les lauréats.

Une récompense, comme chaque année, est déjà connue : c’est Isabelle Pousseur, metteuse en scène, fondatrice et directrice de l’Océan Nord, qui recevra le Prix Bernadette Abraté, honorant le rayonnement d’une personnalité des arts de la scène.

  • Remise des Prix Maeterlinck de la critique scènes le 23 septembre au National.
  • Portraits des nominées et nominés, archives des Prix, composition du jury : dès ce vendredi 28 juin sur www.lesprixdelacritique.be

Les trois nominés dans la catégorie meilleur spectacle de danse : "Stretch" d'Isabella Soupart et Jonathan Sullam, "Mirage" d'Olga de Soto, "The Great He-Goat" de Nicole Mossoux.
Les trois nominés dans la catégorie meilleur spectacle de danse : "Stretch" d'Isabella Soupart et Jonathan Sullam, "Mirage" d'Olga de Soto, "The Great He-Goat" de Nicole Mossoux. © Danny Willems | Stanislav Dobak | Mikha Wajnrych


Les favoris du jury pour la saison écoulée

  • Spectacle : Ce qui arrive, de Coline Struyf, d’après le roman graphique Ici de Richard McGuire – Final Cut, de Myriam Saduis avec la collaboration d’Isabelle Pousseur – Sylvia, de Fabrice Murgia, d’après Sylvia Plath.
  • Mise en scène : Crâne, d’Antoine Laubin d’après le roman de Patrick Declerck – L.U.C.A. - Last Universal Common Ancestor, d’Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli – Playback d’histoires d’amour , de Delphine Bibet.
  • Spectacle de danse : Mirage, d’Olga de Soto – Stretch, d’Isabella Soupart et Jonathan Sullam – The Great He-Goat, de Nicole Mossoux, en collaboration avec Patrick Bonté.
  • Spectacle de cirque : La Vrille du chat, de la Cie Back Pocket – One-shot ! de la Cie One-Shot ! – Valhalla, de Petri Dish.
  • Comédie/spectacle d’humour : Amitiés sincères, de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie – Desperado, de Ton Kas et Willem De Wolf, par Tristero et Enervé – Scapin 68, de Thierry Debroux d’après Molière.
  • Spectacle jeune public : (Victor) Frankenstein, de Karine Birgé/Cie Les Karyatides, d’après Mary Shelley – La Question du devoir, d’Émilie Plazolles (Théâtre des Zygomars) – #VU, de Mattias De Paep et Andreas Christou (Cie Les Arts nomades).
  • Seul en scène : LEGS "suite", de et avec Edoxi Gnoula, m.e.s. Philippe Laurent – Un homme si simple, d’André Baillon, m.e.s. Michel Bernard, avec Angelo BisonUne vie sur mesure, de Cédric Chapuis, m.e.s. Stéphane Batlle, avec Pierre Martin.
  • Découverte : On est sauvage comme on peut, du collectif Greta Koetz – Partage de Midi, de Paul Claudel, m.e.s. Héloïse Jadoul – Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? de Pierre Solot et Emmanuel De Candido.
  • Comédienne : Edoxi Gnoula (LEGS "suite") - Myriam Saduis (Final Cut) - Anne Sylvain (Ce qui arriva quand Nora quitta son mari et Elephant Man).
  • Comédien : Cédric Juliens (Les Voies sauvages) – Hervé Piron (Desperado et Crâne) – Achille Ridolfi (Anti-héros et Propaganda !)
  • Espoir féminin : Salomé Crickx (Lutte des classes) – Sarah Grin (Partage de Midi) – Cécile Maidon (Penthésilée).
  • Espoir masculin : Ferdinand Despy (Marguerite Duras) – Pierre Gervais (Ce qui arrive) – Thomas Mustin (Hamlet).
  • Auteur/Autrice : Angèle Baux-Godard, pour L’Empreinte du vertigePauline d’Ollone, pour Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? – Tom Lanoye (auteur) et Alain Van Crugten (traducteur), pour La Reine Lear .
  • Scénographie : Arié Van Egmond pour Ce qui arrive – Bertrand Nodet pour Partage de Midi – Anna Nilsson et Sara Lemaire pour Valhalla.
  • Réalisation artistique et technique : (Victor) Frankenstein, des Karyatides – Parc, du collectif La Station – Sylvia, de Fabrice Murgia.
  • Prix Bernadette Abraté : Isabelle Pousseur, metteuse en scène, fondatrice et directrice artistique du Théâtre Océan Nord.