Ayant entendu lundi 24 mai le dernier carré de candidates et candidats (trois candidatures masculines en solo, une candidature féminine en duo), le conseil d'administration a désigné Pierre Thys pour gouverner le National à la suite de Fabrice Murgia – qui lâche la barre au terme d'un mandat à la tête de l'institution.

Cette nomination se base sur un projet qui, développe le CA, “insiste sur un théâtre en mutation, épousant avec intelligence les mouvements de société que nous connaissons. Sans rupture mais avec attention et créativité”.

Connaisseur de la danse et des arts, Pierre Thys a longtemps travaillé aux côtés du chorégraphe et metteur en scène Frédéric Flamand, à Charleroi danse d’abord, au Ballet de Marseille ensuite. En 2012, il rejoignait le Théâtre de Liège – comme conseiller à la programmation, et cheville ouvrière notamment du festival Pays de danses. Il en était devenu en 2018 le directeur adjoint.

Un rayonnement local, national et international

La démarche du futur directeur du National s’appuie sur les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, englobe la sensibilisation de nouveaux publics en incluant leur diversité. Sa vision se complète d’un lien fort avec la jeunesse et du rayonnement local, national et international. Autant d’axes que souligne le conseil d’administration, tout en saluant les autres candidates et candidats “pour la qualité des dossiers présentés et la motivation dont ils ont fait preuve”.

C’est en juillet que Pierre Thys prendra la succession de Fabrice Murgia, celui-ci ayant “marqué un tournant dans l’histoire du National à travers son mandat”, souligne l’institution, rappelant entre autres la mise sur pied des créations Studio – “offrant un cadre de travail appréciable à de nombreux artistes”.

Le conseil d’administration pointe également le rayonnement international imprimé par le directeur sortant, la large diffusion des spectacles estampillés TN et la collaboration de l’institution avec moult créateurs et créatrices de l’étranger. Sans oublier, “une gestion efficace de notre institution à travers la crise sanitaire, et son partage d’expérience dans le passage de témoin”.