Scènes Après Avignon, le collectif anversois FC Bergman emballe Paris. "JR", fable capitaliste, laisse le spectateur KO. Dans un immeuble en trois dimensions. Impressionnant.

Entre les affiches hypervisibles dans le métro et la fébrilité de Twitter, la présence du collectif anversois FC Bergman ne passe pas inaperçue à Paris.

Il est vrai qu’entre sexe, actions et vidéos, tous les ingrédients sont réunis pour faire de JR un spectacle événement, tout en démesure. Avec pour protagoniste JR Varsandt, un gamin retors et impitoyable. Âgé de onze ans à peine, entouré d’avocats et de spécialistes de la communication, il plante ses griffes dans Wall Street et provoque de véritables ravages.

Boursicoteur arrogant, femme intrigante, divorce non amiable, avocats véreux… Il y a dans le scénario de JR, aussi touffu qu’un roman de Dostoïevski, de quoi perdre son latin. Mais rien ne sert de tenter de maîtriser ce chaos organisé. Il suffit de se laisser porter et de déambuler, avec les comédiens, dans cet immeuble central à quatre étages, en trois dimensions.

(...)