Scènes Tcherniakov relit Rimski-Korsakov. Altinoglu le magnifie. Et le bourdon bourdonne.

On pourra au moins y voir une forme de cohérence. La Monnaie avait commencé la saison avec les aveugles et les grands brûlés imposés par Romeo Castellucci dans La Flûte enchantée. Elle la termine avec un prince Gvidon transformé en autiste par Dmitri Tcherniakov dans sa nouvelle production du Conte du tsar Saltan. Autiste ou, en l’occurrence, quelque chose entre autiste et épileptique, l’agitation forcenée imposée par le metteur en scène russe au ténor ukrainien Bogdan Volkov tenant plus du mouvement perpétuel (au risque d’agacer le public) que du silence prostré.

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