Scènes Jamais sans doute Jean-Marc Mahy n’aurait imaginé telle destinée lorsqu’à 17 ans, délinquant en marche, il tombe à terre, sans avoir détecté les nombreuses pierres d’achoppement posées sur son parcours. Un premier meurtre le mène à la prison de Saint-Gilles puis il est transféré en IPPJ (Institution publique de protection de la jeunesse), centre fermé pour adolescents. Sa vie bascule une deuxième fois lorsque le juge de la jeunesse se dessaisit de son dossier. Il sera jugé devant la cour d’assises. "Si je prends quinze ans et un jour, je m’évade" , avait-il prévenu. Il a pris dix-huit ans et s’est évadé. Prise d’otage, carjacking, cavale… Jean-Marc Mahy tue un représentant des forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions. Difficile d’imaginer pire. Il est jugé en allemand, en luxembourgeois et en cinq heures. Il est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il ne fait pas appel pour ne pas retourner en isolement. Il y retournera malgré tout. Et restera enfermé plus de trois ans dans des conditions qu’il décrit comme particulièrement inhumaines au grand-duché de Luxembourg, dans une prison aseptisée, sans tag, sans tache, sans relief, sans vie. Lorsqu’il rejoint enfin le bloc B, il prend la plume et obtient, après un long combat auprès d’Amnesty International, que ce quartier d’isolement soit fermé.

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