Scènes

Voyage en terre d'inhabitudes

M.Ba.

Publié le - Mis à jour le

Élargir le regard, libérer la sensation, voilà où peut mener la performance, proposée ici en festival. La première édition, en novembre-décembre, privilégiait souvent la narration. Le champ ici s'ouvre davantage au visuel, les durées s'étirent ou rétrécissent. Les espaces aussi se diversifient: les Halles bien sûr, mais aussi un jardin voisin, ou encore une piscine schaerbeekoise. Ou comment regarder les artistes et les lieux différemment?

Les artistes, en l'occurrence, viennent également d'horizons géographiques élargis: Afrique, Asie, Amériques. «Et les oeuvres convoquent toutes les matières et tous les médias pour interroger nos modes de perception et nos préjugés identitaires», annoncent les Halles. Car c'est bien l'inhabitude qui prévaut ici.

Avec Steve Cohen, par exemple, qui se présente lui- même comme «monstre, queer, juif et sud-africain» et propose quatre interventions. Avec encore le Français Jean Lambert-Wild et «Aegri Somnia», ou la méditation ivre d'un poète-scaphandrier. La grande halle sera, elle, livrée six heures durant au collectif Black Market International. Entre autres encore, on notera les créations des artistes belges Gwendoline Robin et Angel Vergara.

Sans oublier expositions, conférences, ateliers et films.

© La Libre Belgique 2006

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