Série TV George R. R. Martin, le créateur de Game of Thrones, regrette que la série télé s’arrête déjà.

Même les meilleures choses ont une fin. Les pires aussi, heureusement, mais sans laisser le moindre regret, au contraire des premières. Tout à l’excitation d’enfin découvrir quels prétendants se feront sauvagement trucider, empoisonner, décapiter ou brûler par des dragons dès le début de la huitième saison de Game of Thrones ce dimanche (lundi à 3 h du matin en Belgique), la plupart des fans sont aussi tiraillés par la tristesse d’assister à la conclusion de leur show préféré.

Un sentiment que partage, assez étonnamment, le créateur de la saga littéraire, George R.R. Martin. Dans une interview accordée à The Hollywood Reporter, il n’y est pas allé par quatre chemins pour marquer sa désapprobation. "Je ne pense pas que cela devrait être la saison finale. Mais nous y sommes. J’ai l’impression que cela a commencé voici une semaine. Cela a été plus long ? Le temps a filé en un clin d’œil. Mais c’est excitant. Je sais que c’est une fin, mais pas pour moi. Je suis encore bien engagé dans l’écriture des livres. Nous avons vu cinq séries dérivées en développement. Je pense que je m’accrocherai encore à Westeros quand tout le monde sera parti (rire)."

"Pas de dragon, pas de trône de fer"

Des suites plutôt audacieuses, à l’en croire. "Le tournage n’a pas encore débuté, mais on s’en approche beaucoup. On a un formidable réalisateur et un casting extraordinaire. Je suis tout cela de très près. Et je croise les doigts. C’est différent. Définitivement très différent. Cela se situe des milliers d’années auparavant. Vous allez découvrir une tout autre époque de Westeros. Pas de dragon, pas de trône de fer, pas de Port-Réal. Ce sera intéressant de voir comment les fans réagiront."

Tout comme ses lecteurs, qui attendent impatiemment ses deux prochains romans, intitulés The Winds of Winter et A Dream of Spring. "David (Benioff) et Dan (Weissand, les deux showrunners, NdlR) ont tué bien plus de personnages que moi. Je peux vous citer le nom de vingt protagonistes massacrés à l’écran et toujours vivants dans les livres. Est-ce qu’ils vont périr dans les romans ou pas ? Qui sait ?"

Ben, a priori, lui… Mais le septuagénaire facétieux n’en dira pas plus. "Je vis isolé. Mon staff loyal m’a enchaîné à ma machine à écrire et me prépare de la nourriture saine. C’est horrible !" Comparé au sort réservé à ses héros, ce n’est pas si abominable que ça.