C’est l’histoire d’un quatrième arbitre, qui a parlé un peu trop fort…

L’arbitrage belge n’avait peut-être pas besoin d’une nouvelle polémique, et celle-là risque bien de faire des vagues. Une chronique de Thibault Balthazar.

C’est l’histoire d’un quatrième arbitre, qui a parlé un peu trop fort…
©Photonews
Thibault Balthazar

Une chronique de Thibault Balthazar.

L’arbitrage belge n’avait peut-être pas besoin d’une nouvelle polémique, et celle-là risque bien de faire des vagues. Lors d’une action dans le rectangle brugeois, le défenseur Denswil pousse assez violemment le Gantois Neto. Les deux bancs entendent alors le quatrième arbitre crier “faute” dans son micro, à destination de l’homme en noir. Mais monsieur Boucaut reste inflexible et ne siffle rien.

Y avait-il action fautive ou pas ? Chacun, à l’aide du ralenti et en fonction de ses affinités footballistiques, aura son avis sur la question…

Le fait que deux personnes responsables d’un match de football puissent avoir une opinion différente n’est sans doute pas chose rare. Ce qui est particulièrement intéressant dans ce cas d’école, c’est la maladresse du quatrième arbitre. Elle constitue du pain bénit pour l’équipe flouée qui peut alors justifier une défaite sur une erreur humaine extérieure.

N’accablons toutefois pas Hein Vanhaezebrouck qui a tiré profit de la situation. Soyons honnêtes, qu’elle soit justifiée ou pas, cette réaction d’un entraîneur fait partie du jeu d’influence pratiqué dans le football. Son vis-à-vis du jour, Michel Preud’homme n’est d’ailleurs pas en reste sur ce type de pratique, et il est loin d’être le seul…

Pourquoi ce genre de comportement est-il si récurrent ? Le problème vient-il de l’être humain, ou des conditions dans lesquelles il doit exercer sa tâche ? L’arbitrage vidéo s’avérerait précieux pour résoudre ce genre de litiges.

Parce que pour l’instant, c’est un grand paradoxe : dans le football : celui qui se fait le plus siffler dans un match, c’est l’arbitre.