Une chronique de Thibault Balthazar.

"- Tu es pour la Belgique ou pour l’Italie ? -Je ne sais pas, ket. Je vais faire un gire et je reviens te dire…" Pour certaines personnes issues de l’immigration italienne, le choix sera un véritable crève-cœur, plus cornélien que jamais. C’est un peu comme si on demandait à quelqu’un s’il préfère sa maman ou son papa. Bref, c’est schtroumpf vert ou vert schtroumpf.

Alors, pour choisir finalement, ne pourrions-nous pas simplement faire l’apologie du beau jeu ? Avoir juste envie de voir deux équipes qui mouillent le maillot, qui tentent des gestes originaux, sans calcul, pour plus de spectacle… et qu’on fasse la fête quoi, quel que soit le résultat ? Nos deux pays sont très bons pour ça.

Un Euro, même si certains hooligans tentent de nous le faire oublier, ce n’est pas une différence mais un mélange des genres, ce n’est pas un choc, mais un partage des cultures. L’association des couleurs, c’est ce qui rend ces stades tellement magnifiques à contempler. En parlant de couleurs, il y a celle commune présente sur les drapeaux de l’Italie et de la Belgique, le rouge… Ce n’est peut-être pas un hasard si elle est là. Elle est peut-être présente pour ceux qui se sentent un peu Diable et un peu Azzurri. Ce soir, la Belgique sera coupée en deux le temps d’un match. Mais n’oublions pas une chose. Quoi qu’il arrive, ce n’est que du football.