Edito: L’union fait encore la force...

Depuis des mois, le gouvernement bruxellois donnait des signes d’atonie. Depuis trois semaines, il décide plus vite que son ombre... Etait-ce donc si facile ? Suffisait-il de changer de ministre-Président, d’organiser un mini-trip à la mer du Nord pour que, d’un coup, des décisions tombent, des bourses se délient, des choix s’imposent ?

Edito: L’union fait encore la force...
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Depuis des mois, le gouvernement bruxellois donnait des signes d’atonie. Depuis trois semaines, il décide plus vite que son ombre Etait-ce donc si facile ? Suffisait-il de changer de ministre-Président, d’organiser un mini-trip à la mer du Nord pour que, d’un coup, des décisions tombent, des bourses se délient, des choix s’imposent ?

De deux choses l’une. Soit Charles Picqué était effectivement, en fin de parcours, incapable de prendre la moindre décision. Et on a bien fait de le remplacer. Soit, comme certains l’affirment, il s’est abstenu de prendre des décisions symboliques pour les offrir à son successeur. En effet, Rudi Vervoort n’était pas dans la place depuis une semaine qu’il annonçait un budget de formation pour 4 000 personnes. Et trois semaines plus tard, en séjour iodé à Ostende, le gouvernement bruxellois choisissait l’emplacement d’un nouveau stade et annonçait la création d’un nouveau musée d’Art moderne. On ne va pas s’en plaindre. On aimerait surtout que cela continue. En termes de mobilité, de sécurité.

La décision sur le stade national est très intéressante. Outre les questions secondaires non encore réglées (par exemple sur l’indispensable bilinguisme des services, des commerces, des secours, dans une région flamande), on est impatient de voir comment les autorités du pays (Bruxelles, la Flandre, l’Etat fédéral) vont associer leurs forces, leurs finances, leurs talents pour faire de ce stade un véritable atout national. A l’heure où, dans différentes matières, on saucissonne, on scinde, on tranche, il serait heureux de voir que les Belges ont encore assez d’intelligence pour construire et gérer un outil national. Le fédéralisme à l’épreuve du sport ou le sport comme symbole de cohésion nationale. Autrefois, on osait dire : l’union fait la force