Edito:Il y a du masochisme en cet Olivier-là

Ces jours-ci en notre très vaillant Royaume, l’humeur ambiante à l’étage fédéral est plutôt porteuse, y aurait-il du culot et de l’enflure dans les propensions à l’exprimer. Un édito de Paul Piret

Edito:Il y a du masochisme en cet Olivier-là
©REPORTERS
Piret Paul

Ces jours-ci en notre très vaillant Royaume, l’humeur ambiante à l’étage fédéral est plutôt porteuse, y aurait-il du culot et de l’enflure dans les propensions à l’exprimer. La situation par contraste n’en paraît que plus confondante aux étages wallon et francophone, où les ministres en ont été réduits à raser les murs lorsqu’ils ne les faisaient pas trembler. Une semaine durant, que s’est-il passé pour que les apparences, au moins, des délibérations budgétaires sudistes fussent à ce point miteuses - dans leurs manières, leur fébrilité, leur opacité - qu’elles ont élevé leur dimension conflictuelle au rang d’un paradigme ?

Il y a eu les difficultés objectives à trancher; il y a eu un état de fatigue collective s’accumulant; il y a de vieilles rancœurs et frustrations toujours prêtes à remonter lorsqu’un mariage qui pouvait être de cœur dissimule de plus en plus mal une alliance de raison. L’addition est assez salée, autant que celle des chantiers budgétaires, pour que les coalitions PS/Ecolo/CDH en viennent à faire oublier leurs contraintes voire leurs mérites.

Car les contraintes vont en ordre croissant, extérieures lorsqu’elles sont européennes, fédérales, institutionnelles, ou exprimées par des instances qui ne prennent même plus toujours la peine de soumettre leurs diagnostics à procédure contradictoire. Et il y a du mérite dans l’ensemble (mal) connu des décisions, au point que certaines sources puissent considérer la copie 2014 comme déjà assez satisfaisante.

Or, quel gâchis… Voici que s’alignent des délibérations interrompues dont il est impossible d’identifier le statut de chaque point autant que l’objectif de l’ensemble !

Un édito de Paul Piret. 

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