Édito: tout est encore possible

Tiens, cela fait un petit temps que la N-VA n’a plus occupé cette colonne. Tant mieux ? Oui, sans doute. Car quand on en parle, c’est souvent parce qu’elle atteint des sommets dans les sondages. A présent, c’est l’inverse.

Un édito de Francis Van de Woestyne
Édito: tout est encore possible
©REPORTERS

Tiens, cela fait un petit temps que la N-VA n’a plus occupé cette colonne. Tant mieux ? Oui, sans doute. Car quand on en parle, c’est souvent parce qu’elle atteint des sommets dans les sondages. A présent, c’est l’inverse. La N-VA dégringole de plus de 4 %. Et, comme un bonheur ne vient jamais seul, le Belang est lui aussi en recul… On jubile, le belgicain ? Non, on analyse.

1. Relativisons. Dans le dernier sondage de la VRT et du Standaard, la N-VA est donc retombée à 28 %. Le parti de Bart De Wever conserve des intentions de vote semblables à celles exprimées lors du tsunami électoral de juin 2010. Si le CD&V atteignait un tel résultat, ce serait le délire chez les amis de Wouter Beke.

2. Epinglons. Ce sondage montre simplement que la N-VA n’est pas certaine, quoiqu’il arrive, de gagner les prochaines élections. Des éléments extérieurs peuvent encore influencer les électeurs flamands. Quels éléments ?

- De Wever a gagné les élections communales il y a un an. Les changements locaux sont-ils probants ? Pas sûrs.

- Le gouvernement fédéral a aligné les accords (institutionnel, budgétaire, sociaux). Ce n’est pas mal.

- Les Diables, le prix Nobel, la belle transition royale… ces faits qui peuvent redonner du moral aux Belges.

3. Nuançons. Les dernières semaines le montrent. De Wever n’est pas infaillible. On le savait. Il le démontre. Son parti appelle au confédéralisme mais aucun nationaliste ne peut expliquer en quoi cela consiste. De plus, ses lieutenants se disputent la stratégie : priorité au communautaire ou au socio-économique? C’est le brouillard

4. Attendons. On vote dans 220 jours. Tout est encore possible.


Un édito de Francis Van de Woestyne