Édito: Des faillites qui doivent nous interpeller

Plombant. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le nombre record de faillites qu’a connu notre pays en 2013, plus de 12000 au total pour des pertes d’emplois de près de 28 000 unités. Un édito de Vincent Slits.

Vincent Slits
Édito: Des faillites qui doivent nous interpeller
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Un édito de Vincent Slits.

Plombant. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le nombre record de faillites qu’a connu notre pays en 2013, plus de 12000 au total pour des pertes d’emplois de près de 28 000 unités. Plombant, on vous le dit. D’autant que l’année qui vient de débuter ne devrait pas éclaircir le tableau avec une croissance économique toujours faiblarde et un chômage qui devrait, lui, encore progresser. 

On le sait, notre tissu économique est composé majoritairement de petites et moyennes entreprises (PME). Au-delà des annonces médiatiques de multinationales qui décident d’investir ou au contraire de délaisser notre pays, au gré des humeurs de leurs actionnaires ou de décisions qui nous échappent, ces PME constituent encore aujourd’hui la meilleure garantie d’un emploi durable en Belgique, au bénéfice de la collectivité. 

Ce tissu - souvent invisible - est fragile, friable, vulnérable. Il est pourtant essentiel de préserver l’esprit d’entreprise dans notre pays et le moral de ces hommes et ces femmes qui un jour ose le pari fou de créer une entreprise, malgré tous les obstacles, toutes les difficultés. Comment ? D’abord en créant un climat où la réussite professionnelle et financière n’est pas systématiquement stigmatisée, critiquée, voire suspecte. Ensuite, en créant un contexte économique, fiscal, juridique et administratif davantage propice à l’acte d’entreprendre. Le gouvernement Di Rupo a posé quelques jalons en la matière. Mais une politique nettement plus volontariste sera nécessaire après les prochaines élections. Car l’emploi reste la priorité des priorités pour tous les Belges…