Edito : Les gilets jaunes, un baroud de déshonneur

Un édito de Dorian de Meeûs

Ce samedi, les "gilets jaunes" souhaitaient démontrer que leur mouvement n'était pas à bout de souffle, comme pressenti par nombre d'observateurs depuis plusieurs jours. Avec la fin du Grand Débat national, lancé par Emmanuel Macron pour répondre aux revendications de la rue, c'est l'avenir du mouvement "gilets jaunes" qui se joue.

Ce XVIIIe acte devait donc se traduire par un baroud d'honneur ou un regain de vigueur. Dans les rues de Paris, ce ne fut finalement ni l'un ni l'autre, mais un véritable baroud de déshonneur. Les plus naïfs continueront à estimer que les casseurs se sont infiltrés dans un mouvement citoyen légitime. Les réalistes constateront que les "gilets jaunes" qui ne commettent pas d'actes de violence ne s'en distancient pas pour autant. Pire, quand ils ne les commettent pas eux-mêmes, ils les soutiennent. Cette complicité coupable ruine définitivement le peu de crédibilité et de légitimité qu'il restait à ce mouvement.

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