Édito: Boris Johnson et la surdité britannique

Un édito de Hubert Leclercq Boris Johnson a succédé, à la tête du gouvernement britannique, à Theresa May. Ces deux derniers Premiers ministres ont au moins deux points communs, ils sont conservateurs et sourds au message que leur répète à satiété l’Union européenne. (...)

Hubert Leclercq
Édito: Boris Johnson et la surdité britannique
©AFP
Un édito de Hubert Leclercq

Boris Johnson a succédé, à la tête du gouvernement britannique, à Theresa May. Ces deux derniers Premiers ministres ont au moins deux points communs, ils sont conservateurs et sourds au message que leur répète à satiété l’Union européenne.

Comme Theresa May, dont il fut un des lieutenants avant de se muer en artisan de la chute, Boris Johnson ne veut rien entendre du message européen, s’ingéniant à présenter l’impasse actuelle du Brexit comme le résultat de l’entêtement européen. Johnson se présente comme le chef d’un irréductible village britannique pris en otage par Vingt-sept États qui refusent de le laisser voler de ses propres ailes. 

À moins de trois mois de l’échéance du 31 octobre, l’ancien journaliste, correspondant à Bruxelles, feint de croire qu’il peut obtenir une renégociation de l’accord entre son pays et l’Union européenne. Son credo pourrait se résumer par “il n’y a qu’à” ou “quand on veut, on peut”. Un message outrageusement simpliste qui peut séduire
...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité