Édito: le virus mortel et les tragédies oubliées

Édito: le virus mortel et les tragédies oubliées
© AFP

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Le monde a peur. Un virus, né en Chine, a déjà tué près de 3 000 personnes. Ce Covid-19 fait trembler l’économie mondiale et chuter les bourses. Il provoque la panique et la mise en quarantaine de milliers, voire de millions de personnes dans les pays les plus touchés. Le virus est dans toutes les têtes, dans toutes les conversations, à la Une de tous les journaux. La psychose est démesurée : en début de semaine, à Bruxelles, deux petites filles adoptées, nées en Chine, ont vu les occupants d’un métro s’éloigner d’elles parce qu’elles ont les yeux bridés. On frise l’hystérie. Et l’on oublie les vraies tragédies.

S’il n’est pas évalué à sa juste

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