Edito: une douloureuse piqûre de rappel

Un édito de François Mathieu.

placeholder
© Shutterstock
Elles ne se font pas encore vraiment entendre. Ou se font en aparté, tout au mieux à demi-mot. Mais qu’on ne s’y trompe pas, à la rentrée en septembre, les discussions budgétaires seront ardues entre partenaires de la majorité. Entre les tenants d’une réelle retenue budgétaire, à droite, et à gauche, les adeptes d’un interventionnisme étatique soutenu et concomitant aux investissements dédiés au redéploiement de notre économie, les Vivaldiens sont écartelés.

La Banque nationale et le Bureau du Plan, avec la prudence qui les caractérise, ont laissé entendre que la fragilité de nos finances publiques n’autorisait plus les largesses budgétaires. Cette mise sous pression a-t-elle été ressentie par l’ensemble du gouvernement ? Rien n’est moins sûr. Alors, on utilise des chemins de traverse. C’est comme cela qu’il faut lire le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la Belgique, dont on pourrait presque croire que ce sont les services de la Banque nationale qui l’ont écrit. Leurs recommandations - une vraie retenue budgétaire et des réformes structurelles notamment axées sur l’emploi et la fiscalité du...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité

Sur le même sujet