Télétravail en vogue, plutôt que par vagues

Un édito de François Mathieu

Télétravail en vogue, plutôt que par vagues
©Belga
Il y a, dans cette crise sanitaire, le sentiment désagréable que l'approche court-termiste prédomine toujours, alors même que la grande majorité des experts s'évertuent à rappeler qu'il va "falloir apprendre à vivre avec ce virus". Cela se justifie en partie par les vagues qui se succèdent et qui appellent des réponses adaptées. Sur certains sujets, c'est plus interpellant. C'est le cas du télétravail.

La réaction des fédérations patronales sur le retour du télétravail obligatoire, plutôt péremptoire et très négative, peut surprendre. De prime abord, on peut penser qu'elles marquent des points quand elles affirment que le télétravail "ne fera que pénaliser l'activité économique", dixit l'Union wallonne des entreprises, ou qu'"il semble incohérent d'imposer le télétravail pour réduire les contacts dans la sphère professionnelle alors que dans la sphère privée, les employés peuvent toujours sortir, aller au restaurant ou voyager", selon la Fédération des entreprises de Belgique. Laquelle estime que le gouvernement se fiche de la concertation sociale. Précisément. N'y a-t-il pas sur ce sujet très complexe, d'une importance sociétale capitale, une occasion à saisir pour les partenaires sociaux...

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