Le prix d’une bonne conscience écologique

Un édito de François Mathieu.

Le prix d’une bonne conscience écologique
©BELGA
"Il faut inciter les voyageurs aériens à envisager d'utiliser des moyens de transport plus respectueux de l'environnement. À cet effet, une taxe d'embarquement est un instrument approprié."

Cette justification de la Vivaldi relative à la taxe sur les billets d'avion, sur laquelle, d'après nos informations, les partenaires de la majorité se sont entendus avant Noël, semble un peu légère et manquer à tout le moins d'honnêteté intellectuelle. Qui va sérieusement croire que les comportements vont se trouver modifiés avec une taxe de 2 à 10 euros par billet, et favoriser les alternatives telles que le train, quand on voit les différentiels de prix entre ces deux modes de transport ? La Vivaldi utilise cette taxe comme simple variable d'ajustement budgétaire et se paie une bonne conscience écologique au passage. Mais le problème du défi climatique, immense, appelle autre chose que ces comptes d'apothicaires.

On pourrait nous rétorquer...

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