"Criminel de guerre" au regard de l'Histoire

Un édito de Sébastien Gobert

Sébastien Gobert
Un homme passe devant une peinture murale représentant le président russe Vladimir Poutine à Belgrade, en Serbie, samedi 12 mars 2022.
Un homme passe devant une peinture murale représentant le président russe Vladimir Poutine à Belgrade, en Serbie, samedi 12 mars 2022. ©AFP

La plupart des personnes qui s'abritaient dans les sous-sols du théâtre du centre-ville de Marioupol ont survécu au bombardement russe de mercredi. C'est un soulagement. Qui n'enlève pourtant rien à l'atrocité de l'attaque.

En Ukraine, des civils meurent chaque jour. Des hôpitaux sont visés. Des quartiers résidentiels sont rasés de la carte. À chaque fois, le Kremlin nie sa responsabilité ou se dédouane en prétextant la présence de "nationalistes ukrainiens". Mais le fait est : la liste s'allonge de ce qui pourrait constituer une série de graves crimes de guerre. Il faudra attendre que les canons se taisent et que les émotions soulevées par ce conflit retombent pour que des enquêtes indépendantes établissent la vérité et identifient les responsables. Ne nous leurrons pas : certains sont probablement ukrainiens. L'affreuse nature de ce conflit, qui se traduit par des sièges sans pitié de grandes villes, implique malheureusement des bavures et des souffrances innommables de non-combattants. Un bombardement meurtrier dans le centre de Donetsk, le 14 mars, semble ainsi être le fait des forces bleu et jaune. Reste que l'Ukraine est un État de droit, certes brouillon, dans lequel les crimes de guerre peuvent être documentés et traduits en justice. Kiev l'a prouvé à plusieurs reprises depuis le début de l'agression russe en Crimée et dans le Donbass, en 2014.

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