Les six prochains mois. Et les suivants

Un édito de Sébastien Gobert.

Les six prochains mois. Et les suivants
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"L’Ukraine n’est pas encore morte." Le lancement de l’hymne national ukrainien, qui résonne en ce jour de l’indépendance à Kiev et ailleurs, a rarement été aussi approprié. L’Ukraine existe encore et elles semblent loin, les sombres journées de la fin février, quand tout semblait perdu face à une invasion barbare d’un autre âge. Six mois ont passé. Non seulement l’Ukraine a survécu, mais elle résiste. Les risques d’un débordement du conflit paraissent moindres. Sur le champ de bataille, les armées ennemies s’enlisent. Par chez nous, d’autres priorités se font jour. Notre aide à l’Ukraine semble moins justifiée. Elle est même accusée de causer l’inflation de nos factures d’énergie. Les six prochains mois - et les suivants - seront durs. Or, c’est pour cette raison que notre mobilisation est vitale. La guerre existentielle que la Russie de Vladimir Poutine livre à l’Ukraine n’est que l’un des terrains de l’affrontement civilisationnel que le Kremlin mène contre nos valeurs, nos modes de vie, notre vision du monde et notre unité - et ce depuis plus de dix ans. Et il n’est pas le seul. Derrière Poutine, il y a Xi Jinping. Et...

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