Un coup de poignard dans le dos

Un édito de François Mathieu

Un coup de poignard dans le dos
©BELGA
Avec fracas, l'organisation de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs dix alliés (Opep +) viennent de rappeler au monde entier qu'ils ne faisaient pas que brasser de l'argent à la pelle avec leur or noir. Ils viennent aussi et surtout de rappeler qu'ils faisaient de la politique. Le communiqué publié à l'issue de la réunion de ce mercredi à Vienne, qui met en avant la nécessité de "soutenir des prix affectés par les craintes de récession mondiale", ne leurre personne. Leur décision de diminuer drastiquement leur production d'hydrocarbures n'a pas seulement un effet néfaste sur les cours pétroliers - et la facture énergétique de tout un chacun -, elle est aussi porteuse d'une dimension géostratégique qui est loin d'être anodine.

À l'heure où l'Inde et la Chine adoptent progressivement un changement d'attitude à l'égard de la Russie, l'Arabie saoudite, leader de ce groupe Opep +, vient saper les efforts des pays membres de l'Otan et d'une large part de la communauté internationale dans sa tentative d'isoler la Russie. L'agresseur...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité