Edito

Un édito de Nicolas Ghislain.


Les terroristes islamistes ont ajouté une ligne à leur misérable palmarès. Frappant très symboliquement une église et attaquant son ministre du culte et ses fidèles. A travers cette église - un lieu d’accueil, de prière et de paix -, ce sont des valeurs fortes qui ont été visées. Ce sont les catholiques de France et d’ailleurs. Ce sont tous les chrétiens.

Il ne suffisait pas de s’en être pris à la liberté d’expression avec "Charlie Hebdo", d’avoir décimé cette jeunesse libre et insouciante de la génération Bataclan et des terrasses parisiennes, d’avoir répandu la terreur en plein cœur de l’Europe et de son aéroport… Dans une petite bourgade française, les semeurs de mort ont à nouveau voulu frapper les esprits et faire comprendre que personne ne peut se sentir aujourd’hui à l’abri.

C’est un fait : impossible de sécuriser tous les lieux de culte - il y en a plus de 40 000 en France, plus de 4 000 en Belgique ; et il serait encore plus illusoire de vouloir identifier et protéger tous les sites dits "sensibles".

La réponse à la barbarie ne se résume donc pas aux actes et au renforcement de la sécurité, nécessaire mais insuffisante. Elle doit se manifester dans l’expression forte des valeurs et des idées : le refus de céder aux amalgames, de voir réduite notre sacro-sainte liberté de pensée, d’entrer dans une sordide logique qui voudrait nous pousser à voir notre monde sous le prisme d’une guerre de religion, voire d’une guerre de civilisation ; et refuser que la terreur ne répande un autre mal, plus insidieux, plus dangereux encore : la division et la discorde. Pour continuer à vivre, tout simplement.