Edito

Un édito de Francis Van de Woestyne.

Tous les jours, nos cœurs se gonflent d’indignation. Parce que des enfants meurent de faim, au Yémen, dans l’indifférence. Parce que sur la route de l’exil, des hommes, des femmes, des enfants se heurtent aux murs de notre insensibilité. Parce que des dictateurs comptent leurs dollars pendant que leur peuple traîne leur cafard. Parce qu’ici, des grands-parents s’en vont seuls, sans une plainte, abandonnés des leurs. Parce que, aveuglés par les lumières de nos villes, nous ne voyons pas la misère à nos pieds. Parce que sur les réseaux sociaux, dans ce miroir des solitudes, la haine rode et devient une habitude.


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