L’heure de la relève de la garde a sonné au Palais. Non pas celle des militaires, mais des mutations au sein de la Maison du Roi qui détermineront la politique que ce dernier va mener.

1. On lancera d’abord un grand salut à un trio de collaborateurs très proches d’Albert II (parfois déjà actifs sous Baudouin) : tant le chef de cabinet Jacques van Ypersele que l’Intendant de la Liste civile, Vincent Pardoen, et le conseiller diplomatique, Ghislain D’Hoop, peuvent s’en aller avec la conviction d’avoir été de grands commis de l’Etat et des serviteurs infatigables d’une monarchie qui s’est retrouvée plus qu’à son tour dans la tempête.

2. Place à la nouvelle équipe : en confiant la direction de son cabinet à l’éminent diplomate qu’est Frans van Daele, le roi Philippe a opté pour une approche très ouverte puisque son plus proche collaborateur bénéficie de larges appuis dans la société belge - toutes Communautés et Régions confondues - engrangés au fil de ses fonctions successives auprès d’institutions internationales ou comme ambassadeur du Roi dans des villes qui comptent sur l’échiquier international.

En même temps, le roi Philippe a voulu une certaine continuité en s’entourant de parfois déjà très anciens collaborateurs.

3. On attendait aussi le choix de ceux qui seraient demain les interlocuteurs du Palais avec les médias. A l’heure où l’information ne cesse de s’emballer, il fallait des personnalités à l’aise face aux techniques en pleine évolution et des professionnels sachant répliquer aux aspirations mais aussi aux assertions de la presse. Le retour de Pierre-Emmanuel De Bauw est à cet égard un "plus" dont on a déjà pu apprécier les prémisses ces derniers jours…