Comment éviter tant de redoublements ?

Outrée mais malheureusement pas étonnée par le taux de redoublement dans l’enseignement primaire et secondaire que vous citez dans votre article de ce week-end, je souhaiterai bien réagir à ce sujet.

Adriane Donker

Outrée mais malheureusement pas étonnée par le taux de redoublement dans l’enseignement primaire et secondaire que vous citez dans votre article de ce week-end, je souhaiterai bien réagir à ce sujet. Mère de deux enfants de 14 et bientôt 16 ans, élèves dans une école publique que l’on peut considérer d’école privilégiée, je constate que même les élèves de cette école sont livrés à la volonté des enseignants, dont nombreux sont peu pédagogiques, non motivés, voire parfois frustrés. Malheureusement, aujourd’hui, "la référence" pour un enseignant dit exigeant et bon est le taux d’échec et non le taux de réussite. C’est ce taux qui, aux yeux de certaines directions, les fait monter en estime !

Depuis que mes enfants sont dans le secondaire, j’ai pu constater à quel point des camarades de classe se sont fait "recaler" injustement durant l’année avec une issue en fin d’année pénalisante. L’enfant, il faut le préciser, n’a aucun recours. Très malheureux et fort condamnable, étonnamment peu de parents semblent réagir. Peur des conséquences ? Ceux concernés n’osent peut-être pas, les autres ne se sentant pas concernés ne voient pas l’intérêt d’intervenir. Sans doute déjà le résultat d’une génération qui a subi une éducation qui prônait une tenue bête et disciplinée par rapport au corps enseignant.

Deux solutions simples pour mettre fin à la souffrance que subissent grand nombre d’élèves :

- en finir avec les enseignants nommés à vie qui sont intouchables;

- introduire des examens finaux en externe (voir le baccalauréat français, européen ou encore international qui est déjà largement repris dans d’autres pays.) Ces éléments motiveraient les enseignants à préparer au mieux et non à "casser" les élèves à ces épreuves. Les résultats seraient par le même biais un moyen objectif pour partiellement mesurer la qualité de l’enseignement par établissement, voire même enseignant par enseignant. Les bons enseignants, parce qu’ils existent heureusement encore, n’auront aucun problème à accepter un tel système. Au contraire, enfin, ils seraient jugés à leur juste valeur !