Brève

Jozef De Witte, qui occupe le poste de directeur auprès du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR), continue à prendre position dans plusieurs journaux concernant la manière dont le Centre a géré le problème d’un article antisémite paru dans "De Zwinkrant" (LLB, 05/08/2011). "Nous prévoyons qu’une poursuite judiciaire aura peu de chances d’aboutir." De Witte confirme qu’il est "droit dans ses bottes. Nous avons comme rôle de donner des avis juridiques et c’est exactement ce que nous avons fait." Pardon ? Depuis quand est-ce là la tâche du CECLR ? Je reprends la loi du 15 février 1993 qui stipule la fondation du Centre. Cette loi en dit autrement : "Le rôle du Centre est de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre toute forme de distinction, d’exclusion, de limitation ou de faveur basée sur la nationalité, soi-disant race, couleur de peau, origine ou ascendance soit nationale soit ethnique." Il est clair que le Centre n’a pas rempli sa fonction dans le cadre de l’affaire du "De Zwinkrant". Ce n’est qu’après une vague d’indignations et de critiques que le CECLR a admis - contre son gré, notons-le - que le texte était "blessant et choquant et qu’il touchait à l’antisémitisme". Mais il n’a pas communiqué cette information au rédacteur du journal. Tout le contraire même, le journal a été entièrement acquitté. L’ancien directeur du Centre, le père Johan Leman, a écrit un éditorial concernant la question où il dit : "En ce qui concerne ce genre de sujets délicats, je pense qu’on ne peut tolérer aucune forme de "petit racisme", en tout cas si la loi donne au Centre un mandat pour lutter contre le racisme. Ce petit racisme courrait le risque de répandre son venin petit à petit. [ ] Personnellement, j’aurais sans aucun doute donné l’avis de déposer une plainte avec constitution de partie civile en tant que CECLR pour le principe de traiter une matière extrêmement sensible avec des connotations historiques considérables." Leman est le père-fondateur du CECLR et a une vision univoque concernant la tâche de cet institut, qui est de lutter contre le racisme et non de jouer uniquement au bureau de consultation juridique. "Le CECLR se doit d’être un pilier fort dans la société et doit être prêt à faire tout le nécessaire pour remplir pleinement sa mission." Il semble que le président actuel voit la tâche et la mission du Centre d’un tout autre œil que le fondateur. L’état d’esprit totalement différent de Jozef De Witte se traduit également dans la réaction au journal "De Standaard" dans laquelle il minimalise l’affaire en disant "by all means, ce n’est que le De Zwinkrant". En d’autres termes, tant que le tirage ne dépasse pas les 20 000 exemplaires, il peut y avoir un peu de racisme. Le Centre ne se fâchera pas pour ça. La mission du Centre est d’être un jalon dans notre société qui dénonce toute débauche raciste ou discriminatoire et rien d’autre. Si la volonté du Centre est de n’être qu’un bureau de consultation juridique, nous ferions bien d’arrêter immédiatement ses activités. D’autant plus si même ses avis juridiques n’ont pas de grande valeur du point de vue de la lutte contre le racisme, selon Johan Leman.

antisémitisme

Bureau de consultation juridique ?

Jozef De Witte, qui occupe le poste de directeur auprès du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR), continue à prendre position dans plusieurs journaux concernant la manière dont le Centre a géré le problème d’un article antisémite paru dans "De Zwinkrant" (LLB, 05/08/2011). "Nous prévoyons qu’une poursuite judiciaire aura peu de chances d’aboutir." De Witte confirme qu’il est "droit dans ses bottes. Nous avons comme rôle de donner des avis juridiques et c’est exactement ce que nous avons fait." Pardon ? Depuis quand est-ce là la tâche du CECLR ? Je reprends la loi du 15 février 1993 qui stipule la fondation du Centre. Cette loi en dit autrement : "Le rôle du Centre est de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre toute forme de distinction, d’exclusion, de limitation ou de faveur basée sur la nationalité, soi-disant race, couleur de peau, origine ou ascendance soit nationale soit ethnique." Il est clair que le Centre n’a pas rempli sa fonction dans le cadre de l’affaire du "De Zwinkrant". Ce n’est qu’après une vague d’indignations et de critiques que le CECLR a admis - contre son gré, notons-le - que le texte était "blessant et choquant et qu’il touchait à l’antisémitisme". Mais il n’a pas communiqué cette information au rédacteur du journal. Tout le contraire même, le journal a été entièrement acquitté. L’ancien directeur du Centre, le père Johan Leman, a écrit un éditorial concernant la question où il dit : "En ce qui concerne ce genre de sujets délicats, je pense qu’on ne peut tolérer aucune forme de "petit racisme", en tout cas si la loi donne au Centre un mandat pour lutter contre le racisme. Ce petit racisme courrait le risque de répandre son venin petit à petit. [ ] Personnellement, j’aurais sans aucun doute donné l’avis de déposer une plainte avec constitution de partie civile en tant que CECLR pour le principe de traiter une matière extrêmement sensible avec des connotations historiques considérables." Leman est le père-fondateur du CECLR et a une vision univoque concernant la tâche de cet institut, qui est de lutter contre le racisme et non de jouer uniquement au bureau de consultation juridique. "Le CECLR se doit d’être un pilier fort dans la société et doit être prêt à faire tout le nécessaire pour remplir pleinement sa mission." Il semble que le président actuel voit la tâche et la mission du Centre d’un tout autre œil que le fondateur. L’état d’esprit totalement différent de Jozef De Witte se traduit également dans la réaction au journal "De Standaard" dans laquelle il minimalise l’affaire en disant "by all means, ce n’est que le De Zwinkrant". En d’autres termes, tant que le tirage ne dépasse pas les 20 000 exemplaires, il peut y avoir un peu de racisme. Le Centre ne se fâchera pas pour ça. La mission du Centre est d’être un jalon dans notre société qui dénonce toute débauche raciste ou discriminatoire et rien d’autre. Si la volonté du Centre est de n’être qu’un bureau de consultation juridique, nous ferions bien d’arrêter immédiatement ses activités. D’autant plus si même ses avis juridiques n’ont pas de grande valeur du point de vue de la lutte contre le racisme, selon Johan Leman.

Michael Freilich RÉDACTEUR EN CHEF DE JOODS ACTUEEL

couloir territorial

Entre Bruxelles et la Wallonie

La demande d’un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie fait en effet penser au Moyen Age. Ce couloir doit-il être suffisamment large que pour faire passer des hommes à pied, à cheval, en diligence, dans un sens ou dans les deux sens ? On se demande parfois si nos politiciens vivent bien dans le même pays et à la même époque que nous ! Ceci étant, je ne comprends pas plus les commentaires outrés des autres qui brandissent le droit du sol comme dogme de départ de toute discussion. Cherchez l’erreur.

Alain Hannecart STERREBEEK

félicitations

Du beau et du bien

Lectrice de votre journal depuis de nombreuses années, je suis souvent déçue de voir "épinglés" des drames et scandales (pédophilie, affaire DSK, maltraitance ) puis, enfin, je découvre dans La Libre du jeudi 28 juillet un article bien positif : le portrait d’un homme d’origine marocaine, Ahmed Ben Abderrahmane, qui permet aux sans-abri et aux sans-papiers d’occuper gratuitement les chambres inoccupées de l’Hôtel Mozart dont il est le patron. Bravo à ce Monsieur "au grand cœur" et merci à Annick Hovine pour son reportage qui montre qu’il y a aussi beaucoup de beau et de bien en ce monde ! Martine KRAAINEM