Vierge de Jalhay: "Si j'ai souri ces derniers jours..."

Les résultats de l’Université de Liège, n’ébranlent pas ma foi. D’ailleurs, si les scientifiques avaient déclaré ne pas comprendre le phénomène, je n’aurais pas pour autant considéré cela comme une « preuve » en faveur du christianisme. Un commentaire d'Eric de Beukelaer.

Contribution externe
Vierge de Jalhay: "Si j'ai souri ces derniers jours..."
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Un commentaire d'Eric de Beukelaer

Hasard du calendrier – c’est donc en ce jour de la Solennité de l’Annonciation, que les scientifiques de l’Université de Liège ont rendu leur verdict concernant la statue de la Vierge de Jalhay. Sa phosphorescence serait due au sulfure de zinc dont elle fut recouverte à l’instar d’autres objets pieux de son époque. L’évêque de Liège a réagi sereinement à la nouvelle, « heureux que l’origine du phénomène ait été élucidée et qu’aucune trace de malversation n’ait été décelée » et en rappelant que « la grâce de Dieu passe d’abord par la conscience et le regard du croyant avant de passer par des phénomènes merveilleux . »

Certains sont d’avis que l’étude ne répond pas à toutes les questions. Le plus important n’est pas là : J’invite tous les pèlerins de Jalhay à continuer à prier Notre-Dame avec la même ferveur partout ailleurs. Leur vie spirituelle en ressentira de grands bienfaits.

Quant à moi, si j’ai souri ces derniers jours, ce n’est pas tant devant la supposée crédulité des gens. Mais bien, parce que plusieurs de mes connaissances de conviction sceptique – pas toutes, je tiens à le préciser – me répétaient avec un curieuse « ferveur » : « Mais pourquoi l’Eglise ne dit-elle pas immédiatement que tout ceci n’est qu’une farce ? Vous vous décrédibilisez. » Ce à quoi je répondais, avec un petit sourire en coin : « Le libre-examen ne consiste-t-il pas justement à étudier un phénomène scientifiquement, avant de se prononcer ? » Les résultats de l’Université de Liège, n’ébranlent pas ma foi. D’ailleurs, si les scientifiques avaient déclaré ne pas comprendre le phénomène, je n’aurais pas pour autant considéré cela comme une « preuve » en faveur du christianisme. Mais je me demande : Mes amis avaient-ils donc si peur que – si « par malheur » la faculté de chimie n’avait trouvé aucune explication rationnelle à la mystérieuse phosphorescence – ils soient ébranlés dans leurs convictions?