Quelques conseils aux parents pour assurer lors de la rentrée de leur(s) enfant(s)

Qu’il ait deux ou vingt ans, un élève vit chaque début d’année comme un événement. Ses parents aussi. A eux de trouver leur juste place. Pas toujours évident… Opinion.

Contribution lecteur
Quelques conseils aux parents pour assurer lors de la rentrée de leur(s) enfant(s)
©Johanna de Tessières

Une opinion de Dany De Baeremaeker, chroniqueur

Il y a quinze jours déjà, les écoles ont rouvert leurs portes. Premières institutions hors de la famille. Quelle aventure, surtout pour les petits bouts qui s’y rendent pour la première fois de leur existence !

Pour certains, cette démarche ne pose aucun problème. Ils sont heureux de s’y rendre car déjà habitué à quitter le cocon familial pour avoir déjà fréquenté une crèche ou une pouponnière. Pour d’autres, quitter le milieu familial ou le grand-parent qui le prenait en charge pour permettre aux parents de mener à bien une carrière professionnelle, c’est une autre aventure ou mésaventure dans laquelle ils ne désirent pas toujours se lancer. N’empêche, début septembre, envie ou pas envie, il faut y aller vu l’obligation scolaire dans notre pays. Il est donc utile, dès le plus jeune âge, de l’y préparer mentalement.

Dès l’âge de deux ans lui parler de sa future "carrière" scolaire n’est pas inutile. Vos propos éveilleront sa conscience, ses curiosités et sans doute aussi quelques craintes. Les parents pourront dès lors l’informer en répondant à ses questions et donc apaiser ses angoisses éventuelles.

Le jour J, rien de plus rassurant que de l’accompagner, de le présenter à sa maîtresse ou instituteur. Il faut s’attendre à quelques petits pleurs au moment où le parent s’éloigne de l’établissement et le laisse aux mains de l’adulte scolaire. Pas la peine de dramatiser la situation. Très vite, il plongera dans le bain. Il se liera de camaraderie avec d’autres enfants et ses esprits seront très vite occupés par les activités d’apprentissage. Ces dernières sont souvent présentées sous forme de jeu ou de bricolage.

Pour les enfants qui fréquentent l’école déjà depuis quelques années, les parents ne doivent pas se sentir obligés de renouveler la totalité de la panoplie scolaire dont il a besoin comme notre société de consommation nous pousse à le faire. Un nouveau cartable, un nouveau plumier, de nouveaux crayons ne l’aideront pas à mieux intégrer l’univers scolaire. Ceux de l’année dernière peuvent certes encore trouver leur usage. C’est une manière d’initier nos enfants à la conscience écologique et anticonsumériste.

Une entrée scolaire pour les enfants fréquentant le cycle primaire est fondamentalement différente de celle pour ceux qui suivent les cours du secondaire. Ces derniers n’ont nul besoin d’être accompagnés sauf dans les cas d’une éventuelle intégration dans un nouvel établissement. À seize ans ils peuvent bien se débrouiller sans leurs parents. Par ailleurs, ils ne demandent pas à être secondés dans cette démarche pour ne pas "se taper la honte" comme ils le disent si bien à l’heure actuelle. Il en va de même avec nos grands ados.

Une entrée universitaire ou dans une école supérieure n’est évidente pour personne. S’y inscrire est déjà de l’ordre du parcours du combattant et la vie étudiante change intégralement leur train-train habituel. Souvent, il faut choisir et trouver un kot, ce qui implique une vie si pas totalement communautaire du moins semi-commune.

Des charges leur tombent dessus : les courses; préparer les repas; assumer l’entretien de sa chambre mais aussi des locaux communs tels la cuisine, la salle de bains, les éventuelles pièces communes. Pas évident d’accommoder sa vie privée avec celle des autres. Ça râle souvent. Les budgets de chacun sont limités et vu les incontournables guindailles, il leur faut apprendre à nouer les deux bouts. Tous les parents ne s’appellent pas Rothschild.

Dans cette vie presque adulte (presque car être totalement adulte implique pouvoir s’assumer totalement et donc aussi financièrement), ils ont besoin non pas de la présence de leurs parents, mais de leurs conseils et avis, opinions fondées sur leur expérience même si les temps ont quelque peu changé. Et comme toujours, le besoin de tendresse et de compréhension ne s’altère pas avec l’âge.

Il est primordial de rester à l’écoute des bambins devenus grands. Jamais les parents ne peuvent devenir avares dans ce domaine.