Eric Dupond-Moretti : "En France, on se démet ou on ferme sa gueule"

Élève turbulent mais brillant. Étudiant sorteur mais travailleur. Le voici avocat, pardon pénaliste, son rêve. Il parcourt la France à la recherche d’un cabinet à la hauteur de son ambition.

Eric Dupond-Moretti : "En France, on se démet ou on ferme sa gueule"
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Dix-sept heures. Il enlève le petit bonnet de laine qui lui couvre le chef. Me désigne un fauteuil dans la loge du Cirque royal où il se prépare à monter sur scène dans trois heures. Avocat, il est aussi acteur. En ce samedi d’hiver, les fenêtres sont ouvertes pour laisser s’envoler les volutes de ses cigarettes. Un physique de rugbyman tel qu’on le décrit toujours ? Pas tellement. Mais quand il ouvre la bouche, c’est pour laisser passer une voix de stentor.

Son phrasé est précis, presque précieux. Il utilise de jolies liaisons, une habitude qui se perd. Ses origines ? Modestes. Son parcours ? Orphelin à quatre ans, mais follement aimé par une mère et une grand-mère qui lui transmettent leur joie. Né Dupond, il choisira de s’appeler Dupond-Moretti en hommage à sa mère.

Élève turbulent mais brillant. Étudiant sorteur mais travailleur. Le voici avocat, pardon pénaliste, son rêve. Il parcourt la France à la recherche d’un cabinet à la hauteur de son ambition. Pas simple. Il croise à Toulouse celui qui sera son maître, d’abord, son ami, ensuite, Alain Furbury. Un ténor, qui lui apprend l’éloquence et les silences. Il revient dans le Nord. L’affaire d’Outreau assoit sa réputation. Viennent ensuite les Colonna, Kerviel, Cahuzac, Tapie. Cela lui remplit les poches. Mais ce n’est que la partie de l’iceberg car il y a des centaines d’affaires dont on ne parle pas. Et qui le font encore vomir, la veille de chaque plaidoirie. Avocat, il est aussi comédien. Il a ses fans et ses détracteurs. Qu’importe, il avait des choses à dire. Sur la magistrature, les experts. Et cette mode qui vise à tout interdire, le tabac, la chasse et tout le reste. Il ne supporte ni l’hygiénisme, ni l’hyper transparence.

Vingt heures. Il monte sur une scène. Émotions, accusations, diversions. Cent minutes plus tard, il tire sa révérence. D’un bond, la salle se lève et l’applaudit pendant cinq longues minutes. Lui est fourbu mais sincèrement ému.

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L'interview

Sur scène, vous dites : on est le fruit de notre histoire. Quand commence la vôtre ?

Ma mère est arrivée d’Italie à la fin des années cinquante. Elle a rencontré mon père, originaire du nord de la France. Elle ne parlait pas le français quand ils se sont connus. Je suis né en 1961. Mon père est mort d’un cancer en 1965. Je n’ai pas eu, hélas, de frère ou de sœur. Ma mère m’a élevé seule. Elle a été beaucoup aidée par mes grands-parents paternels. Ma grand-mère m’a transmis beaucoup de son savoir… et son goût pour la bonne cuisine. Mon grand-père maternel, lui, était arrivé en France avant sa fille, fuyant la pauvreté qui sévissait en Italie. Quelques années plus tard, on l’a retrouvé assassiné le long des voies de chemin de fer. Et il n’y a jamais eu vraiment d’enquête, tout le monde s’en fichait, en réalité. C’était un petit rital. Ces événements-là font partie de l’ADN de la famille. Non pas qu’on ne parlait que de cela, la famille était plutôt joyeuse, italienne, extravertie, mais on en parlait. Je pense que cela a eu une incidence sur mon parcours professionnel.

Quel enfant étiez-vous ?

Assez turbulent. Ma scolarité était plutôt bonne, même très bonne sur le plan des résultats. Mais j’ai eu quelques problèmes d’acceptation de la discipline, du début à la fin de ma scolarité.

En dehors de votre histoire familiale, qu’est-ce qui vous a décidé à entreprendre des études de droit ?

L’affaire Ranucci. On est le 28 juillet 1976. J’apprends, à la radio, l’exécution de Christian Ranucci, condamné à mort pour le meurtre d’une petite fille. Cela me touche infiniment. J’ai 15 ans. Quand on est ado, il y a des choses qui viennent vous chercher sans que vous sachiez pourquoi. Alors que personne dans ma famille ne travaillait dans le monde judiciaire, je me suis dit que je voulais être non seulement avocat mais avocat pénaliste.

Étudiant, vous avez dû travailler pour payer vos études…

J’ai fait plein de petits boulots : fossoyeur, ouvrier maçon, serveur dans des bistrots, des boîtes de nuit. Mais même si, à l’époque, c’était compliqué, je considère aujourd’hui que c’était une véritable chance. Cela m’a permis d’aborder les gens de différents milieux. Dans la restauration, c’est formidable, vous rencontrez des tas de personnages, des sociologies différentes. Et il faut s’adapter à tout cela. Cela m’a beaucoup appris.

C’est l’affaire d’Outreau, où vous défendiez “la boulangère”, qui vous a révélé au grand public.

La notoriété d’un avocat n’est pas celle d’un chanteur qui sort un “tube” et qui accède à la célébrité. Ce n’est pas du tout comme cela que cela se passe. Ce sont des petites affaires, des affaires moyennes, une grande, plein de petites, à nouveau une grande. C’est une espèce de mille-feuille. Il y a souvent une affaire qui dévoile un avocat, qui le révèle. C’est vrai chez tous les avocats. Pour moi, Outreau a été un tremplin même si j’avais déjà beaucoup plaidé.

Aujourd’hui, certains magistrats pensent que cette affaire, finalement, n’a pas été trop dommageable pour le fonctionnement de la Justice…

En effet. Comme la Justice n’a pas l’habitude de l’autocritique, il vaut mieux dire que l’affaire d’Outreau n’a pas été une erreur judiciaire que de l’assumer. Les juges qui considèrent que cela n’a pas été un fiasco ne connaissent pas le dossier. Ceux qui le connaissent ont, au moins, la décence de se taire.

Quel est le fil rouge de vos affaires ? Défendez-vous tous vos clients avec la même fougue ?

Les affaires médiatiques ne représentent même pas dix pour cent de l’ensemble de mon travail. Beaucoup n’intéressent pas les médias. Bien sûr, mon engagement est le même dans toutes les affaires que je plaide, y compris celles dont on ne parle pas. L’accusé, lui, y trouve son intérêt puisqu’il joue sa peau. Ce ne sont pas les médias qui me poussent à bien plaider. La meilleure publicité, c’est celle du client et de sa famille qui estiment avoir été bien défendus.

En France, certains vous ont reproché d’avoir défendu Abdelkader Merah, le frère de Mohamed Merah, qui, en 2012 à Toulouse et Montauban, avait assassiné sept personnes dont trois enfants juifs.

Ce fut une des affaires les plus importantes, sinon la plus importante pour moi. Parce que Merah incarnait, à un moment de notre époque, le mal absolu : le terrorisme. Mohamed Merah avait été tué. Son frère, Abdelkader, que je défendais, se revendiquait aussi de l’islamisme radical. Fallait-il le défendre ? Bien sûr. Car si, au motif qu’il incarne le mal absolu, il ne peut plus bénéficier de nos règles en matière de justice, si on lui dénie le droit d’être défendu, alors ce sont les terroristes qui ont gagné. Le terrorisme est fait pour nous faire changer notre mode de vie, de penser, de juger. Les juges ne l’ont pas condamné pour complicité d’assassinat mais pour association de malfaiteurs dans un cadre terroriste. Ils ont eu ce courage et n’ont pas cédé à la pression de l’opinion publique. Nous vivons avec des règles que notre société civilisée a mis des millénaires à établir. Ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c’est précisément la règle de droit.

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Dans l’avalanche des critiques qui vous ont assailli, une lettre, venue de Belgique, vous a, au contraire, encouragé…

Le grand rabbin Albert Guigui m’a, en effet, envoyé une lettre absolument merveilleuse. Il me disait simplement qu’il était légitime qu’Abdelkader Merah soit défendu.

On vous a surnommé “Acquitator”. Quel fut votre plus bel acquittement ?

Impossible de choisir. Le plus difficile fut l’acquittement de ceux qui furent désignés par la Justice comme les intellectuels et les concepteurs de l’assassinat du préfet Claude Erignac.

Et le procès où vous avez considéré avoir lamentablement échoué ?

Il y en a plein ! La vie d’un avocat est faite de succès mais aussi de beaucoup de choses qu’il considère comme injustes. Sur scène, je cite cette phrase de Voltaire : “Il vaut mieux cent coupables en liberté qu’un innocent en prison”.

Vous avez la réputation de faire passer de mauvais quarts d’heure aux experts. Vous ne les aimez guère.

J’aime les bons experts. Mais il y a quelques charlatans. Je pense à certains psychiatres et psychologues qui se permettent de donner un avis tranché. Revenons à l’affaire d’Outreau. Les enfants étaient victimes de leurs parents et d’un couple de voisins. Mais les experts se sont permis de dire que les enfants disaient toujours la vérité. Or, ils n’avaient rien pour l’affirmer. Je me souviens qu’un enfant avait dessiné une musaraigne, dans le cadre d’un entretien psychologique. Eh bien, pour le psychologue, ce dessin indiquait que tout ce que disait l’enfant correspondait bien à la vérité : du charlatanisme pur ! Une autre utilisait la méthode “eyes and eyes” pour prétendre que les clignements des yeux d’un autre enfant montraient qu’il disait la vérité. Ils affirmaient aussi que les accusés “avaient le profil du pédophile” : ils étaient donc coupables. Face à de tels experts, je n’ai pas envie d’être tendre. Cela dit, il y a, par ailleurs, de grands psychiatres et psychologues qui éclairent la Justice : ils le font avec beaucoup de prudence et, surtout, ils ne se prononcent pas sur la culpabilité. Ça, c’est l’histoire de la Cour. Le diagnostic, c’est l’affaire des experts.

A vous entendre la machine judiciaire broie plus qu’elle ne soulage.

En France, elle est teintée par un corporatisme forcené. C’est la bureaucratie judiciaire à plein régime. Personne ne contrôle le travail de personne. On est collègue, on est copain, il y a une espèce de consanguinité, voire de collusion, dans la magistrature. Mais dans tout cela, il y a parfois de grands juges qui vous émerveillent. Cela dit, je pense qu’il faudrait aussi, fonctionnellement, revoir la manière dont les salles d’audience sont conçues. Il faudrait, par exemple, que l’accusation soit au même niveau que la défense et non pas que les avocats soient plus bas. Cela a déjà été suggéré mais le parquet général a refusé. Il y a aussi ce que j’appelle “l’identité de maillot” : la Justice est le seul sport où le maillot de l’arbitre, à savoir le président, est le même que celui de l’un des joueurs, l’avocat général. Ils entrent par la même porte, ils portent la même robe et ils sont au même niveau. Cela fait beaucoup ! Il est légitime que l’accusé qui se fait broyer dans une machine pareille considère que tout cela n’est pas bien sérieux.

En France, vous plaidez pour la suppression de l’École nationale de la magistrature. Pourquoi ?

En Belgique, il n’y a pas d’École nationale de la magistrature et cela marche plutôt bien. Je viens souvent en Belgique. Je trouve que les relations entre les avocats et les magistrats y sont bien meilleures qu’en France. On devrait s’inspirer de votre manière de fonctionner. Un exemple : ici, en Belgique, le juge d’instruction doit rendre des comptes sur l’avancée de son travail. À la chambre des mises, tous les mois, les juges belges doivent s’expliquer. En France, jamais : c’est même inenvisageable. Aux assises, chez vous, on fait citer le chef d’enquête et le juge d’instruction. En France, on cite le flic, jamais le juge. Quand la défense ose l’appeler en qualité de témoin, c’est presque hérétique

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“Les réseaux sociaux ? Une poubelle à ciel ouvert !”

Il y a une tendance commune à nos deux pays, c’est la volonté de supprimer les jurys populaires…

Quelle catastrophe ! En France, on rend la Justice au nom du peuple français mais on l’a, en réalité, exclu. C’est curieux, non ? Le peuple ne participe plus à la Justice. C’est pourtant formidable, un jury populaire. Pour plusieurs raisons. D’abord, ce sont des citoyens qui découvrent la Justice et en parlent autour d’eux. Ils découvrent que c’est compliqué. Ensuite, c’est une bouffée d’oxygène dans le corporatisme des juges. Enfin, le peuple peut ne pas appréhender les aspects techniques et juridiques mais, souvent, il y a beaucoup de bon sens et une vraie fraîcheur dans son approche. Ils ne sont pas blasés, ils ont envie de bien faire. En France, c’est la chancellerie, noyautée par les magistrats, qui veut supprimer les jurys populaires.

Au nom de la transparence sacrée, on s’attaque aussi aux secrets professionnels…

Oui, les secrets sont considérés comme suspects. Secret médical, secret des avocats, des journalistes, des curés. On veut vivre dans la société de la transparence, il faut tout dire. Mais si le ruisseau est transparent, c’est parce qu’il n’est pas profond. Et la transparence est inquiétante. Car le secret n’est pas forcément suspect, il nous protège. Le secret, c’est la garantie de l’intimité de la vie privée. Maintenant, on sait tout sur tout. Les réseaux sociaux ? Je les ai découverts à l’occasion de l’affaire Merah. Mon avis ? C’est une poubelle à ciel ouvert.

Pourtant cette transparence est présentée comme un progrès face à l’opacité de certaines institutions, précisément…

Par qui ? Par ceux qui utilisent la transparence ! Par Mediapart ! Par Edwy Plenel.

Vous ne l’aimez pas…

Non, je ne l’aime pas. Pas du tout. Je ne veux pas vivre dans une société qui lui ressemble. C’est sûr. Il est le symbole de l’hypermoralisation actuelle. Je suis attaché au secret professionnel, à l’intimité de ma vie privée. Pardon, mais ils me font chier en réalité ces gens qui s’autoproclament garants de la morale publique. Ils me font chier et ils me font peur. J’aime citer Audiard qui fait dire à Delon : “La corruption me dégoûte, la vertu me fait vomir.” J’en ai marre de ces vertueux que l’on voit partout, ils me saoulent. Maintenant, on interdit tout, absolument tout ! Tout est surréglementé. Il n’y a pas que la cigarette, c’est presque anecdotique. Voyez l’hygiénisme… Marre ! On voudrait que l’homme moderne bouffe du quinoa, roule dans une voiture électrique partout à 35 kilomètres/heure.

Qu’est-ce que cela dit de notre époque ?

Il y a une perte de liberté, c’est évident et inquiétant. Souvent, je me demande d’où cela vient. Cela ressemble à la société américaine et son puritanisme. Hier, j’ai cherché, sur les Champs-Élysées, un cinéma qui diffuse “J’accuse” de Polanski : pas trouvé ! Vous ne pouvez plus écouter Charles Trenet parce qu’il a eu quelques problèmes de mœurs, vous ne pouvez regarder des œuvres de Gauguin. On est dans une espèce de formatage de la pensée, de dictature de la norme qui devient insupportable. Où cela va-t-il s’arrêter ? Ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui, un jour, devront arrêter cela.

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“L’âge me fait me rapprocher de Dieu”

Votre maître, votre ami, le grand avocat Alain Furbury disait : “Rien n’est plus éloquent que le silence aux assises comme dans tous les lieux sacrés.” Pourtant, vous parlez de plus en plus. Dans les prétoires, au cinéma, au théâtre…

Je ne sais pas si je parle de plus en plus. J’avais envie de dire des choses différentes devant des publics différents. Ce dont nous venons de parler, je ne peux évidemment pas l’exprimer en plaidant pour un homme devant une juridiction. Sur l’époque, vous pouvez dire deux ou trois choses, lors d’une plaidoirie, mais ce n’est pas le lieu. Cette envie est née après l’affaire Merah, je voulais expliquer en quoi consistait mon métier. Car pour les gens, nous sommes des mercenaires grassement payés pour faire triompher le crime ! Dans la rue, c’est ce que vous entendez. À 80 %, les Français détestent les avocats. Sauf quand ils ont besoin d’eux. Alors ils comprennent les vertus de la défense. Dans les dictatures, les premiers que l’on met au pilori, ce sont les journalistes et les avocats. Il y a bien une raison.

Vous auriez pu faire de la politique si vous aviez des choses à dire, des causes à défendre ?

Ah, non ! Je ne suis pas assez discipliné. Pour faire de la politique, il faut en manger des chapeaux… Vous sortez d’un conseil des ministres et vous n’êtes pas d’accord avec la réforme qui vient d’être décidée. Que faites-vous ? Vous critiquez, non ? En France, on se démet ou on ferme sa gueule. Non, je ne pourrais pas faire cela.

Comment vous ressourcez-vous ?

Je chasse. J’ai beaucoup chassé en Belgique quand j’habitais le nord de la France. La nature me ressource. Il me faut des coupures.

En quoi croyez-vous ?

En Dieu. Je suis croyant. C’est l’âge qui me fait me rapprocher de Dieu. Comme Mitterrand, je crois aux forces de l’esprit. C’est une réflexion, un cheminement. Oui, je crois en Dieu.

Pensez-vous à la mort ?

Oui, souvent.

Qu’y a-t-il après la mort ?

J’espère qu’il y a quelque chose, que je vais retrouver les êtres chers qui ne sont plus là.

Quel sens donnez-vous à votre vie ?

Je me pose cette question : quand je mourrai, que restera-t-il de ma vie professionnelle ? J’aurai réussi à remettre quelques mecs en liberté. Ce n’est pas mal.

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Du côté de chez Proust

Quelle est votre vertu préférée ? La franchise.

La qualité que vous préférez chez un homme ? La fidélité, le sens de l'amitié.

Chez une femme ? La sincérité.

Votre principal défaut ? J'en ai tellement ! Parfois une forme de brutalité.

Votre principale qualité ? La sincérité.

Quel serait votre plus grand malheur ? Perdre les êtres que j'aime.

Votre auteur préféré ? Albert Camus.

Votre compositeur préféré ? Bach.

Qu'est-ce que vous détestez par-dessus tout ? Les ayatollahs de la pensée.

Quel est le don que vous auriez aimé avoir ? La musique.

Comment aimeriez-vous mourir ? Entouré des miens.

Quelle est la faute, chez les autres, qui vous inspire le plus d'indulgence ? Le mensonge.

Avez-vous une devise ? En ce moment, j'aime cette formule du pape François : "Les saints ont tous un passé. Et les pécheurs ont tous un avenir."

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