Camille Thomas, violoncelliste : "Sur scène, je deviens une personne que je ne connais pas. Je deviens la musique"

C’est à Flagey, à Ixelles, dans le magnifique Studio 4, que Camille Thomas, violoncelliste franco-belge, a enregistré son nouveau disque, Voice of Hope. Son parcours est un conte de fées. Mais, si elle est arrivée au sommet de son art, ce n’est pas par hasard. Rencontre.

Camille Thomas, violoncelliste : "Sur scène, je deviens une personne que je ne connais pas. Je deviens la musique"
©BAUWERAERTS DIDIER
Un samedi matin. Elle arrive, large sourire, une grande boîte sur le dos. À l’intérieur, son trésor. C’est ici, à Flagey, à Ixelles, dans le magnifique Studio 4, que Camille Thomas, violoncelliste franco-belge, a enregistré son nouveau disque, Voice of Hope. Son parcours est un conte de fées. Mais, si elle est arrivée au sommet de son art, ce n’est pas par hasard : le talent, dit-elle, c’est 99 % de sueur et 1 % de génie. Pour s’en rendre compte, il faut l’écouter. Le lendemain de l’interview, Camille Thomas nous a convié à un petit concert privé - quelques personnes seulement - dans un jardin musical, place Sainte-Catherine, à Bruxelles. Ce soir-là, elle est accompagnée d’un ami pianiste, virtuose lui aussi : Julien Brocal. Leur concert est un régal. Le violoncelle est un instrument particulier. Certains lui préfèrent le violon ou le piano. Pourtant, son son grave donne aux notes une profondeur qui touche, qui transperce. Il faut dire que l’instrument de Camille Thomas est l’un des derniers fabriqués, il y a près de 300 ans, par Stradivarius. Lorsqu’il se retrouve entre les mains de la musicienne, presque lové dans ses bras, la vie s’arrête. Son jeu est impressionnant,...

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