Vous écrivez au départ de votre livre cette phrase choc : “La résilience a un grand pouvoir de séduction. Instrument d’endoctrinement clamant qu’il faut privilégier la vie, elle cultive le travestissement du malheur, allant jusqu’à revendiquer d’en faire un mérite”. Ce qu’on n’interroge jamais, dans la résilience dont on nous parle comme un médicament de notre temps, c’est cette idée qu’en acceptant le malheur, on pourrait mieux survivre.
Mais en quoi le malheur peut-il constituer un mérite, on se le demande ? J’ai été guidé par cette idée. En quoi on serait méritant
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