Francis Huster : "Je ne remonterai pas sur une scène tant que Molière ne sera pas au Panthéon…. Je gagnerai !"

Huster, c’est l’explosion, la déflagration, la secousse. Il écoute la question. Attend. Inspire. Lève les mains, les repose. Penche la tête. Soupire. Réfléchit. Ou fait mine de (...). Voici une tentative de reconstruction d’une conversation vive, passionnée, impromptue, pleine d’inattendus. Comme dans Molière dont on célèbre le 400e anniversaire. Molière son héros, qu’il voudrait voir panthéoniser.

Une interview traditionnelle suppose qu’un journaliste pose des questions à une personne qui y répond. Placés traditionnellement, les prénoms, noms, adjectifs, verbes constituent des réponses ordinaires. Ordonnés autrement, ils révèlent une poésie, une légèreté, une profondeur, une magie, une colère, une exaspération, un doute. Certaines personnes que je rencontre – et ce n’est pas une critique – se contentent de parler comme dans la vie de tous les jours. Posément. Avec, souvent, beaucoup de passion, de générosité dans l’expression. Que j’essaye de rendre en décrivant la rencontre. C’est la parole qui importe, non le geste ou l’action.

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