"Les sondages ont remplacé les programmes politiques"

La philosophe Valérie Charolles met en cause ces mesures d’opinion plus ou moins approximatives avec des marges d’erreur souvent négligées. Inflation, chômage ou pandémie… Elle s’inquiète d’un "illettrisme" en matière de chiffres alors que se généralise le système de la note.

Clémence Mary pour Libération
"Les sondages ont remplacé les programmes politiques"
Attributs ou fossoyeurs de la démocratie, les baromètres d'intentions de vote sont omniprésents dans les médias dans cet entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Avant et après le scrutin, la démocratie se décortique sous forme d'hémisphère, de pyramide ou de camembert chiffrés. Comme aiguillon du vote ou étalon de l'action publique, les chiffres issus de la sphère marchande ont désormais envahi l'ensemble du champ politique, analyse Valérie Charolles, philosophe et chercheure associée à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité

Sur le même sujet