Le procès de sa famille a commencé hier aux assises du Hainaut. En octobre 2007, Sadia Sheikh, 20 ans, était abattue par son frère. Elle refusait un mariage forcé avec un cousin pakistanais. Cette pratique n’est pas marginale. Selon une étude réalisée par la VUB en 1999, 27 % des femmes turques et marocaines de plus de 40 ans disent s’être mariées sous la contrainte. Qu’aurait pu faire Sadia ? Des associations, opérant le plus souvent dans la prévention, existent mais les forces semblent être dispersées. Mais qui aurait pu aider cette victime dans l’urgence ?