Société

La famille, fondement de la société

Ce n’est pas l’Eglise qui a fait du mariage l’union d’un homme et d’une femme en vue de la fondation d’une famille qui assure la continuité de leurs lignées et de la société où ils vivent : ce sont, bien avant la fondation de l’Eglise, tous les pays qui se sont dotés d’une législation sur le mariage et la famille et toutes les religions (certaines permettent la polygamie, mais celle-ci doit obligatoirement comprendre une constante hétérosexuelle, au moins un homme même s’il y a plusieurs femmes dans la polygamie musulmane, qui est une polygynie, au moins une femme même s’il y a plusieurs hommes dans les (rares) cas de polyandrie). Les lois concernant le mariage ont toutes le même objet : assurer la protection des plus fragiles, l’enfant tant qu’il n’est pas physiquement capable de subvenir à ses besoins vitaux et suffisamment mûr pour prendre les meilleures décisions pour son avenir, la femme enceinte, en couches ou élevant un enfant en bas âge. La plupart prennent en considération le service que les familles rendent à la société, en lui permettant de survivre et en assurant, par le travail des jeunes ainsi mis au monde, la protection et la satisfaction des besoins des parents devenus trop âgés pour se suffire à eux-mêmes, protection que la société est, en l’absence d’enfants, obligée d’assurer aux dépens de tous. D’autre part, étant donné qu’il est impossible que deux femmes sans intervention d’un homme ou deux hommes sans l’intervention d’une femme conçoivent un enfant, il est nécessaire que l’enfant apprenne, par l’exemple de ses père et mère, comment tenir sa place dans la famille qu’il fondera à son tour. Le priver de l’un ou de l’autre est lui nuire gravement. Et l’expérience démontre que les enfants élevés par leur père et leur mère naturels (ou éventuellement adoptifs) ont un avenir plus serein que ceux que le malheur (décès, abandon, divorce conflictuel) a privés de leur père ou de leur mère. Il est donc dangereux de placer volontairement des enfants qui pourraient être élevés par un père et une mère dans la situation d’être privés de l’un ou de l’autre (c’est d’ailleurs pourquoi, si l’adoption par des célibataires est autorisée, elle n’est prononcée, dans les faits, que dans des cas assez rares : adoption de neveux ou nièces orphelins, orphelins trop âgés ou enfants souffrant d’un handicap tel que les couples adoptifs se récusent). Le mariage n’est pas, quoi qu’en pensent certains, la solennisation d’un amour : sinon pourquoi ne pas marier un père avec sa fille ou son fils, un fils ou une fille avec sa mère, un frère avec son frère ou sa sœur ? Ne s’aiment-ils pas ? Les sentiments d’amour entre personnes sont des faits de nature privée et n’ont pas à chercher la sanction de la société sous la forme d’un mariage. Celui-ci est une institution qui fonde la famille, elle-même fondement de la société.Anne Merlin-Chazelas SAINT-ZACHARIE (FRANCE)

Bienvenue chez nous

Je voudrais commenter l’article de Me Dermagne concernant les Roms, paru dans la section "Débats/Opinions" du 15.09.2012. Cet article se plaint de la "stigmatisation" des Roms, ainsi que leur maltraitance dans notre pays. Il y a environ 13 millions de Roms en Europe de l’Est. Comme Me Dermagne dit, il ne faut pas les stigmatiser. Bien au contraire, je trouve qu’on devrait tous leur dire "bienvenue chez nous". Leur arrivée pourrait résoudre beaucoup de nos problèmes en Belgique. Tout le monde sait que l’immigration est une "richesse". Les Roms sont connus pour être des ouvriers "spécialisés" (électromécaniciens, serruriers, plombiers, soudeurs, carreleurs, etc.). Leur arrivée serait une contribution positive pour notre économie. En plus les Roms sont connus comme des "travailleurs", ils donneraient un exemple positif à tous ceux qui abusent du chômage. Nous avons beaucoup trop de logements sociaux vides en Belgique. Ils pourraient les occuper et résoudre les problèmes d’entretien. Et les allocations qu’ils recevraient pour leurs enfants (nombreux) seraient injectées dans notre économie. Que du positif ! Je vois que Me Dermagne est ancien bâtonnier et porte-parole des Avocats pour la démocratie. Je présume que beaucoup des autres avocats et juges partagent ces opinions "éclairées". Maintenant, je comprends mieux pourquoi que le système de justice en Belgique fonctionne si bien !Eric Ambier BRAINE L’ALLEUD

Quels moyens de subsistance ?

Je me réfère à l’article "Collez-leur une étoile, tant que vous y êtes" de Jean-Marie Dermagne, paru dans votre numéro du samedi 15 et dimanche 16 septembre 2012. Cet article, assurément pétri de bonnes intentions, aurait toutefois gagné en crédibilité si son auteur s’était attaché à y établir quels sont les moyens d’existence des Roms, cette question étant intimement liée à l’image négative de parasites et de "voleurs de poules" universellement projetée par ceux-ci. En effet, quelle autre image peut avoir le citoyen moyen en observant les interminables processions de vastes caravanes remorquées par de grosses voitures américaines pilotées par des gens qui semblent avoir pour unique occupation celle de voyager, faisant étape dans les divers lieux qu’une étrange législation contraint de mettre gratuitement à leur disposition et qu’ils laissent généralement en piteux état derrière eux [ ] ?Richard Baudouin