Une opinion de Baptiste Van Tichelen, né en 2000.


Plus de 12 000 jeunes ont brossé les cours pour parader dans les rues de Bruxelles. Tout comme Stéphane Hessel l’a fait, je lance un appel : "Indignons-nous".


Indignons-nous, face à cette inaction politique envers les changements climatiques. Nous, les enfants de l’an 2000, faisons entendre notre voix car il n’est plus question de l’avenir de nos enfants comme pouvaient le dire nos parents, mais il s’agit bien du nôtre.

Indignons-nous pour exiger un changement profond de notre société, nous ne pouvons plus nous satisfaire des petits pas et des petites avancées symboliques, le changement se doit d’être à la hauteur des enjeux, nous devons prendre le problème à la racine. Requestionnons nos manières de produire, de consommer, requestionnons nos systèmes économiques pour créer une société qui ne mette plus en danger notre propre vie future ni celles des générations d’après.

Indignons-nous face aux politiques qui de l’écologie n’en font que des slogans et des querelles politiques. Exigeons que cette thématique soit une priorité majeure qui a la faculté de conditionner chaque autre décision. Il ne s’agit plus de faire du greenwashing en ajoutant des étiquettes vertes à des politiques qui ne le sont pas mais il s’agit de réinventer en profondeur notre société.

Indignons-nous face à ces multinationales qui à défaut de payer leurs impôts polluent de manière abusive notre environnement. Cent entreprises sont responsables de plus de 70 pourcent des émissions mondiales de carbone. Ceci n’est plus possible.

Indignons-nous face aux inégalités climatiques sans oublier les inégalités sociales car de toute évidence la justice climatique ne s’obtiendra pas aux dépens de la justice sociale mais avec elle. Ne laissons personne sur le bord de la route. Nous pouvons réclamer un monde plus solidaire, plus juste qui ne mette pas en péril la vie future sur notre planète.

Indignons-nous face à la misère frappant les plus démunis. Cette misère qui est le revers de la médaille de la richesse excessivement accumulée entre les mains de quelques-uns. Huit personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Réclamons un monde plus juste dans lequel il n’est plus possible de s’enrichir au détriment des autres.

Indignons-nous face aux gens qui nous traiterons d’utopistes, l’utopie n’est plus dans le camp de ceux qui réclament une société radicalement différente mais elle est bien dans celui de ceux qui croient qu’on peut continuer en faisant des changements de formes sans requestionner le fond.

Indignons-nous et n’ayons pas honte de cette indignation, brandissons-la, auprès de nos politiques, de nos professeurs, de notre milieu familial. Non nous n’avons pas toutes les solutions pour répondre à cette indignation, soyons en conscient. Le politicien est un grand enfant qui croit qu’il sait, gardons cette humilité de savoir que nous croyons. Par contre créons le débat dans nos familles, dans nos groupes d’amis, avec les politiciens, poussons-les à sortir de de ce statu quo et créons avec tous ceux qui le veulent, la société de demain. Bien que nous ne savons que très peu de choses nous savons une chose : un autre monde plus juste, plus solidaire et qui ne menace pas la vie future sur cette terre est possible et c’est pourquoi on ne pourra plus nous arrêter.